Volume 30 Numéro 19 Le 7 juin 2013

10 ans depuis la crise de la vache folle au Canada


Par Patrick D. Paquette, collaboration spéciale


Pour de nombreux Canadiens, la date du 20 mai rime chaque année avec un congé férié: la Fête de la Reine au Canada ou la Journée des patriotes au Québec. Mais pour l’industrie bovine du pays, le 20 mai représentait cette année la date fatidique où, il y a 10 ans, débutait la «Crise de la vache folle».

Au printemps 2003, un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), communément appelée «maladie de la vache folle», est découvert dans un troupeau de l’Alberta. Toujours hantés par le sceptre de l’épidémie qui a frappé la Grande-Bretagne 17 ans plus tôt, et encore secoués par l’annonce en 1996 que l’ESB était transmissible à l’homme via la consommation de viande contaminée, des dizaines de pays, dont les États-Unis, ont presque aussitôt fermé leurs frontières aux importations de boeuf canadien.

Même si aucun cas humain n’a été associé à la consommation de boeuf canadien, il s’en suivit une crise de plusieurs années qui a profondément bouleversé l’industrie bovine se souvient Ted Hane, ancien président de la Fédération d’exportation du boeuf canadien. Il a fallu attendre jusqu’en 2007 pour que la plupart des restrictions d’importation soient levées. Pourtant, il le constate aujourd’hui, l’industrie bovine se remet encore difficilement des conséquences économiques de cette crise, notamment parce que l’industrie a eu de la difficulté à reconquérir le marché des exportations après la crise, alors que des pays compétiteurs ont su occuper rapidement la place laissée vacante par le Canada.

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