Volume 28 Numéro 05 Le 20 octobre 2010

12e édition du Concours de labour du Témiskaming à Belle-Vallée

Par Marc Dumont, collaborateur régional - Nord de l'Ontario


Yoland Rocheleau, de Palmarolle au Québec, avec ses chevaux Canadiens est un habitué du Concours de labour du Témiskaming. Photo M.Dumont.

Saviez-vous qu’il fallait 30 jours pour labourer 30 acres quand ça se faisait avec 2 chevaux et une charrue à un versoir? Avec l’avènement du tracteur, le même champ pouvait se labourer en 5 jours avec une charrue à 2 versoirs.

De nos jours, un tracteur laboure cette surface en 2 jours avec une charrue à 3 versoirs. Puis avec un tracteur de 140 forces, ça se fait en moins doeune journée avec une charrue à 5 versoirs. Quelle évolution!

Pourtant, les 23 laboureurs qui se sont présentés au Concours de labour du Témiskaming cette année, avaient soit un attelage de chevaux, soit un tracteur ancien ou encore un petit tracteur moderne.

C’est que labourer le sol est une activité noble tout comme au temps des Romains. Et puis, le Concours est un lieu de rencontre pour les passionnés de cet art. On aime être ensemble et s’entraider.

Des laboureurs, 6 avaient des attelages de deux chevaux dont 3 avec des charrues à roues (sulky) et 3 avec des charrues à mancherons. Il fallait voir ces magnifiques chevaux de plusieurs races : des Belges, des Fjords, des Percherons et des Canadiens.

Chez les laboureurs avec tracteur, on utilisait une charrue traînante ou hydraulique.

Même un champion Canadien, Robert Wilson, était à l’événement. Et ils sont venus de loin. Il y en avait un de Toronto et plusieurs du Nord-ouest québécois : Amos, Montbeillard et Palmarolle.

Cette année le Concours a voulu impliquer les jeunes qui deviendront les laboureurs de l’avenir. Ainsi 7 membres du Club 4H formaient une autre catégorie.

Le labour des parcelles s’est fait selon les règles du grand concours international de labour. Pour les chevaux, la pièce est de 26 pieds sur 100 et pour les tracteurs, c’est 40 sur 100.

Le juge, qui vient de l’Association des laboureurs de l’Ontario, a la difficile tâche de décider qui a fait les sillons les plus parfaitement droits avec la bonne profondeur ainsi quoeun ados droit et uniforme. Tout un défi et des habiletés qui nécessitent beaucoup de pratique.

Un ajout cette année: le manuel de règlements était disponible en français. « Il sera probablement révisé », commente André Saintonge qui a constaté que la traduction ne reprend pas le vocabulaire utilisé par les laboureurs d’expérience.

Rendez-vous à Belle-Vallée
Plusieurs centaines d’amateurs se sont rendus à Belle-Vallée sur la ferme de Gilbert Beaudry les 1, 2 et 3 octobre dernier. Le Concours de labour du Témiskaming est loeun des 50 concours de labour locaux chapeautés par l’Association des laboureurs de l’Ontario et il a la réputation d`être loeun des mieux organisés.

Pourtant le temps mouillé des derniers jours menaçait de compliquer l’accès au champ.

L’organisation avait prévu des prix: 1e, 150$; 2e, 140$ et 3e 130$.

Le Concours de labour du Témiskaming est devenu un événement annuel et l’exécutif s’assure de varier l’endroit où il se tient afin de couvrir toute la petite enclave argileuse qui a un cachet agricole au nord du lac Témiskaming.

« C’est une célébration compatible avec la réalité agricole, » vous dira André Saintonge initiateur du concours en 1999.

Ainsi si le premier concours à la ferme de ce dernier à Judge, il a également été tenu à Charlton, Earlton et même dans le canton d’Éventurel.

En plus des démonstrations de labour, le Concours a accueilli un concours d’hommes forts, le choix de la reine du labour, un concours de talents amateurs, un concours de tracteurs de pelouse et une épluchette de maïs sucré.

Et que dire de l’atmosphère au cours de cet événement annuel : on est content de se retrouver pour partager un hamburger et se remémorer, dans la joie, les exploits d’antan!

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