Le 5 juin 2002

20e remise des diplômes au Collège d’Alfred de l’Université de Guelph Pour Cédric Campeau, la gestion est la clé de la réussite!

Par Étienne Alary, collaboration spéciale


Cédric Campeau reçoit des mains de Nicole Clément, du Centre des affaires d’agriculture de l’Est de l’Ontario de la Banque Royale du Canada une bourse de 250 $.

La région de Chatham au Québec a toujours été une région nourricière pour le Collège d’Alfred de l’Université de Guelph. L’année 2002 n’a pas dérogé à cette règle. Parmi les diplômés, il y avait Cédric Campeau, un jeune homme qui provient justement de cette belle région, plus précisément de Saint-Philippe d’Argenteuil.

«Le Collège d’Alfred était vraiment l’option idéale pour moi. En étant situé à seulement une demi-heure de route de chez moi, je pouvais voyager matin et soir», fait remarquer le diplômé en Technologie agricole, rejoint chez lui quelques jours après la graduation. «De plus, la grande différence entre le programme offert à Alfred et ce qui est offert au Québec est la durée. Le programme au Collège d’Alfred dure une année de moins», ajoute Cédric Campeau.

Cédric figure parmi les quelque onze diplômés sur les 23 du programme Technologie agricole qui ont obtenu un certificat de spécialisation en production laitière. «Lors de la cérémonie de remise des diplômes, le conférencier invité, Lionel Levac, a parlé de l’importance pour les jeunes intéressés au domaine agricole de poursuivre leurs études au-delà du secondaire et j’avoue qu’il a entièrement raison», lance Cédric Campeau «Mes deux années d’études au Collège d’Alfred m’ont permis d’apprendre beaucoup de choses au niveau théorique», ajoute-t-il.

Maintenant qu’il a son diplôme, Cédric compte bien s’associer avec ses parents, Daniel et Manon Campeau, pour devenir partenaire dans la Ferme Camporet. «Notre ferme en est une de production laitière comptant, en moyenne, 55 vaches en lactation. De plus, nous faisons l’élevage des génisses. Notre troupeau est un troupeau pur-sang, classifié et contrôlé. Nous avons aussi un terrain d’environ 400 acres», présente Cédric Campeau.
Ces données de la ferme Camporet pourraient cependant changer au cours des prochaines années. «Nous allons toujours en s’agrandissant. Au cours des deux ou trois prochaines années, je vais être un employé sur la ferme pour ensuite faire l’acquisition d’actions dans l’entreprise. De plus, parmi mes deux frères et deux s’urs, il y a un de mes frères qui semble intéressé par l’agriculture», soutient l’aîné de la famille.

Une saine gestion

Au cours de sa dernière année au Collège d’Alfred, Cédric s’est démarqué dans les cours qui ont trait à la gestion.

Il a, en effet, remporté :

– Une bourse de 250 $ de la Banque Royale du Canada, Centre des affaires d’agriculture de l’Est de l’Ontario remise pour sa bonne performance académique en gestion financière;

– Une bourse de 200 $ de Financement agricole du Canada pour la meilleure compréhension financière dans la présentation du projet de fin d’études; et

– Une bourse de 100 $ de D.M.D. Picard Inc. de Fournier pour l’excellence académique dans les cours de production laitière.

Cédric Campeau a également réussi à mettre son nom sur la liste d’honneur du directeur du collège, pour avoir maintenu une moyenne supérieure à 80 % pendant toute la durée de ses études.

Selon le principal intéressé, la gestion d’une entreprise est la clé de toute réussite. «Je crois que c’est le côté le plus important. Tu peux avoir le meilleur troupeau au monde mais si tu ne fais pas une gestion équilibrée de ce troupeau, ce dernier ne sera pas rentable», déclare le jeune agriculteur de Saint-Philippe.

Que retient-il de ses deux années au Collège d’Alfred’ «En plus de l’enseignement que nous avons reçu, ce que je retiens, c’est le fait que nous ayons eu la chance de se faire beaucoup de contacts avec les intervenants de l’industrie», lance Cédric.

Oui à la relève

Dans une ère où les gouvernements proposent et adoptent des règlements et des lois de plus en plus sévères envers l’agriculture pour apaiser l’opinion publique, Cédric estime qu’il a toujours de la place pour la relève. «C’est certain que cela est un peu décourageant mais il ne faut pas se laisser abattre», affirme Cédric.

Le Recensement de l’Agriculture de 2001 fait état d’une diminution, entre 1996 et 2001, de 29,2 % du nombre de fermes laitières au Canada. «De la relève, il en faut. Il y a de la place pour nous les jeunes. La moyenne d’âge des agriculteurs est assez élevée et ces agriculteurs seront prêts à transférer leur ferme au cours des prochaines années», mentionne Cédric Campeau.

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