Volume 26 Numéro 03 Le 17 septembre 2008

À qui sert réellement la mondialisation ?

Par Denis Bourdeau, président, L'Union des cultivateurs franco-ontariens


Le commentaire du président de l’Union des cultivateurs franco-ontariens

Le système capitaliste actuel de banquiers, inventé par des Écossais, a plus de 500 ans. Le système canadien de la gestion de l’offre a au-delà de 40 ans.

Ce dernier a été perfectionné et a subi beaucoup de changements avec le temps, et il faut surtout continuer à l’adapter aux besoins des consommateurs et non à ceux qui veulent faire des profits sur le dos des consommateurs.

Messieurs les penseurs, si on perd la gestion de l’offre dans notre pays nordique, on s’appauvrit et ce n’est pas sérieux de croire que le consommateur va en profiter.

L’autre soir, j’ai surpris une conversation entre deux banquiers américains: Ils étaient tombés d’accords qu’il ne pourrait pas y avoir une récession aux États-Unis, parce que les Américains possèdent tellement d’actifs à travers le monde et que ceux-ci leur rapportent une grande richesse et des ressources naturelles peu chères.

C’est très bien ça, mais quand quelqu’un s’enrichit, quelqu’un d’autre s’appauvrit en quelque part?

Les penseurs, plus souvent qu’autrement, pensent avec leurs plumes et leurs calculatrices et ça, ça peut jouer de vilains tours de ne pas aller voir ce qui se passe réellement dans les champs.

Les agriculteurs canadiens sont bien organisés et doivent le faire savoir et expliquer que c’est pour le bien de chacun. Le système financier adore les pays désorganisés, c’est facile de l’envahir et lui prendre ses ressources.

Si l’Afrique ne s’est jamais développée, c’est parce que les Africains ne se sont jamais assez organisés, témoignait l’autre soir, Laurent Pellerin.

Chaque agriculteur canadien a l’obligation de nourrir quelque 200 consommateurs chaque jour, sans répit. Il le fait très bien et plus souvent qu’autrement, en essuyant des critiques, malheureusement.

C’est mon opinion qu’un pays doit nourrir sa population avec ses propres ressources, le plus possible. Cette année, on a vu les deux dernières usines de conserves quitter l’Ontario. La ?canne? de salade de fruits de mon magasin provient de Chine. Eh bien ! Je n’en mange plus !

Je me demande depuis quand on a banni le poison DDT en Chine, et est-ce qu’on le réglemente ?

Faites le calcul du coût du carbone de cette canne de salade de fruits’ la taxe Dion tombe à point !

Les agriculteurs régis par la gestion de l’offre sont en constante inquiétude et incertitude. Il faut que ça cesse tout de suite, ce ?niaisage là?.

Personne ne veut vivre dans pareil climat d’incertitude et de peur de perdre son job, pas plus les agriculteurs que les fonctionnaires ou les penseurs.

N’oublions pas que ceux qui veulent avoir notre peau, se servent souvent des grands penseurs, même s’ils pensent « tout croche ». Ils emploient toujours les bons mots pour nous faire accroire que c’est correct et juste.

On doit aux producteurs agricoles le respect et la reconnaissance puisqu’ils sont les meilleurs.

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