Le 18 septembre 2002

Agri-Tour 2002 : Une bonne formule malgré tout!

Par Étienne Alary


Le circuit de fermes Agri-Tour sait plaire à tous les membres de la famille. Même les plus petits apprécient leur visite, comme le démontre Mégan Montambeault lors de son passage à la ferme Mariposa.

Agri-Tour était de retour, les fins de semaine du 7 et 8 ainsi que du 14 et 15 septembre. Même si la vente de passeports n’a pas été extraordinaire, dans l’ensemble, les producteurs se sont dit satisfaits de l’édition 2002 d’Agri-Tour.

«J’ai fait le tour de la majorité des participants de cette édition d’Agri-Tour et dans l’ensemble, presque tout le monde est satisfait du dénouement de cette année», souligne la coordonnatrice de la septième édition d’Agri-Tour, Suzanne Lavoie.

Même si seulement quelques centaines des 10 000 passeports imprimés ont été vendus, Suzanne Lavoie estime que cette formule a sa place. «Il fallait l’essayer un jour ou l’autre. Cela nous a permis de constater que les gens consacraient environ une journée à l’événement et qu’ils préféraient payer les coûts individuels de chaque entreprise participante plutôt que de payer 10 $ pour un passeport», mentionne-t-elle.

À la suite de ce changement important dans la logistique d’Agri-Tour, Suzanne Lavoie résume l’année 2002 comme suit : «La majorité des fermes ont accueilli un peu moins de visiteurs mais le succès ne se calcule pas seulement en nombre de visiteurs. En tant qu’entreprise, il faut regarder l’aspect monétaire et l’édition 2002 a été plus rentable», fait remarquer Suzanne Lavoie.

La Pisciculture Outaouais en est un bon exemple de ce constat. «Avec cette édition d’Agri-Tour, nous avons accueilli moins de monde que l’an passé mais cette année a été plus profitable», déclare le propriétaire, André Glaude. «Agri-Tour a été profitable pas seulement en ce qui concerne les coûts d’admission (passeports ou frais individuels) mais aussi pour ce qui est de la vente de produits», ajoute celui qui a manqué de truites fumées lors de la dernière journée.

Quelques kilomètres plus à l’ouest, les résultats d’Agri-Tour n’ont pas été les mêmes. «Nous avons eu plus de monde que l’an dernier», mentionne Gisèle Proulx de la Ferme Proulx à Cumberland. «Plusieurs facteurs peuvent être associés à cette réussite. Il y a tout d’abord la belle température que nous avons eue lors des deux week-ends. Le fait aussi que nous étions deux fermes dans la région de Cumberland (l’autre étant Country Lane Farm) a sûrement contribué à notre succès. Les gens qui se déplaçaient pouvaient visiter deux fermes», explique Mme Proulx.

Dans le coin de Crysler, l’achalandage était satisfaisant. «C’est une assez bonne année. Étant donné que nous sommes isolés comparativement aux autres fermes du circuit, nous nous attendions à recevoir moins de visiteurs que les autres», fait remarquer Claire Taylor de Cannamore Orchard. «Nous avons remarqué que les gens qui sont venus étaient de nouveaux visiteurs, ce qui est bon pour le circuit», ajoute-t-elle.

L’isolement de certaines entreprises n’ont pas été un facteur négatif pour tous. «J’ai parlé avec Carmen Bender de Strathmore Orchard & Winery et elle n’en revenait pas comment elle avait été occupée», lance Suzanne Lavoie.

Aider les moins visités !

La coordonnatrice est d’avis qu’il faut aider les entreprises qui sont, année après année, moins visitées. «Il faut trouver une façon d’amener plus de visiteurs dans les régions moins visitées», affirme Suzanne Lavoie.

Aux dires de Mme Lavoie, un plus grand nombre d’entreprises participant à Agri-Tour dans la région d’Alexandria inciterait peut-être plus de visiteurs à s’y rendre. «Il y a plusieurs avenues que nous explorerons au cours des prochains mois. La première décision que le comité devra prendre est de savoir si nous voulons organiser une 8e édition d’Agri-Tour», conclut Suzanne Lavoie.

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