Volume 26 Numéro 03 Le 17 septembre 2008

Agri-Tour 2008: bilan positif et merci à Maple Leaf!

Par André Dumont, collaborateur régulier


La famille Blais d’Alfred, Ont. fait le plein de pommes fraîches au Verger des Pins à Bourget, Ont. Photo ©Agricom.

Le succès de la 13e édition d’Agri-Tour dans l’Est ontarien ne se dément pas, peu importent les épisodes de pluie qui ont assombri les deux fins de semaine consacrées à l’événement.

Si sur certaines fermes, les chiffres sont semblables à l’an dernier, chez d’autres, on a bien senti que l’achat local a de plus en plus la cote.

À La Gantoise, à Lefaivre, les ventes ont carrément doublé par rapport aux éditions précédentes d’Agri-Tour. Un grand merci à Maple Leaf, qui a semé l’inquiétude dans la clientèle des grandes surfaces avec ses produits contaminés à la bactérie Listeria !

« Plus il y a de problèmes [dans l’agroalimentaire] qui touchent le grand public, plus on vend », a confié Marie Goubeau.

Mis à part les pommes, le boeuf santé de La Gantoise était aussi l’un des rares produits de consommation courante offert sur les fermes participantes d’Agri-Tour, a-t-elle fait remarquer.

L’effet « Maple Leaf » s’est aussi fait ressentir à la Ferme de cervidés Laurin & Fils, à L’Orignal. « Les gens cherchent à acheter à la ferme. On sent vraiment qu’il y a un mouvement dans ce sens », a indiqué Jean-François Laurin.

Les gens posent des questions et apprécient de savoir que les cerfs qu’il élève avec son père Robert grandissent tout naturellement, sans recevoir d’hormone de croissance ni d’antibiotique, a indiqué Jean-François Laurin.

Ces explications ont provoqué quelques commentaires du genre « pas comme Maple Leaf! » de la part des visiteurs.

Robert et Jean-François Laurin ont enregistré une légère baisse du nombre de visiteurs par rapport à l’an dernier, mais les ventes ont été supérieures.

Au Domaine du Cervin, à Chesterville, les saucisses et coupes de cerf, ainsi que les dégustations de vin, ont été aussi populaires que l’an dernier, malgré le temps parfois pluvieux.

L’éleveur et vigneron Samuel Gutknecht estime qu’Agri-Tour est un événement très exigeant, mais qui en vaut somme toute la peine. Les chiffres ont peut-être stagné cette année, mais seulement après avoir connu des augmentations de 30 % à tous les ans depuis quatre ans.

Samuel Gutknecht remarque que la clientèle d’Agri-Tour demeure essentiellement francophone, même si l’encart a aussi été inséré dans des journaux anglophones.

La Gantoise a pu profiter d’un article dans Le Droit et d’une entrevue dans une radio communautaire. La clientèle était surtout composée de francophones, dont beaucoup de couples « d’âge mur » soucieux de leur alimentation, a indiqué Marie Goubeau.

« La différence, c’est que les gens arrivaient mieux informés, a-t-elle ajouté. Ils savent ce qu’ils veulent: une viande maigre, sans hormone de croissance et naturelle. »

 À 350$ par ferme participante pour se retrouver annoncée dans pratiquement tous les journaux, Agri-Tour demeure le meilleur coup de publicité qu’une ferme puisse se payer, estime Marie Goubeau.

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