Économie et politique

Allocution du ministre Coburn Défis relevés et défis à relever!

Par Étienne Alary
info.agricom@atreide.net


Lors du banquet annuel du Dairy Herd Improvement (DHI) de Russell, qui a eu lieu le 20 avril dernier à Limoges, le conférencier invité était le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO), Brian Coburn. Ce dernier y est allé d’un discours axé sur les défis liés au secteur agricole.

Agricom vous présente un survol de cette présentation.

« Lorsque Ed Beimers (un des membres du bureau de direction du DHI de Russell) m’a invité à venir assister à votre soirée, il m’a félicité pour ma nomination à titre de ministre de l’Agriculture et il m’a rappelé que ce poste représenterait un défi intéressant à relever avec les programmes de soutien au revenu agricole, le commerce international et les inquiétudes reliées à l’environnement », de déclarer d’entrée de jeu le ministre Coburn. « Et il avait raison, c’est un défi intéressant. Non seulement pour moi mais aussi pour nous tous, qui sommes associés de près ou de loin à l’industrie de l’agr-oalimentaire », a-t-il ajouté. Selon le ministre de l’Agriculture, il y a trois façons pour le secteur agro-alimentaire de relever ces défis. « Ces trois éléments sont étroitement liés au travail. Tout d’abord, nous devons travailler à nous améliorer, que ce soit améliorer nos produits ou encore nos méthodes de production. Nous devons aussi travailler de manière à pouvoir anticiper les demandes, toujours changeantes, des consommateurs. Finalement, nous devons travailler ensemble », explique Brian Coburn.

Toujours s’améliorer

Comme le mentionne le ministre Coburn, le concept de voir un producteur laitier s’améliorer n’est pas nouveau puisque c’est la notion même du DHI. « Il n’y a pas de doute que l’agriculture a déjà fait un long chemin en ce sens. Il n’y a pas si longtemps, les agriculteurs produisaient assez de nourriture pour se nourrir ou nourrir dix autres personnes. Aujourd’hui, un agriculteur en produit assez pour nourrir cent autres personnes », indique le député provincial de Ottawa-Orléans.

Cet accroissement, le secteur agro-alimentaire le doit aux gains qui ont été faits au niveau de la productivité, autant au niveau des terres que des troupeaux, aux dires de Brian Coburn. « Nous devons, dans certains cas, remercier l’avancement technologique pour expliquer ces gains », fait remarquer M. Coburn. « Prenons l’exemple d’une vache laitière. Par une meilleure gestion et une meilleure reproduction, une vache laitière, en 2001, surclasse sa descendante d’il y a 40 ans par un multiple de quatre », ajoute-t-il.

Malgré tout, le ministre croit qu’il y aura toujours de la place pour l’amélioration. « Je ne crois pas que cette amélioration se fera au niveau de l’augmentation de la production mais plutôt au niveau d’offrir de meilleurs produits et d’utiliser de meilleures méthodes de production », souligne Brian Coburn.

« Cependant, je crois que vous êtes conscients de cela puisque dans les objectifs de votre organisation, on y retrouve certains éléments clés tels la salubrité des aliments sur la ferme, l’identification des animaux et le maintien d’un bon environnement », précise M. Coburn.

Les défis de demain

Le ministre de l’Agriculture de l’Ontario affirme qu’un des défis qui attend les producteurs laitiers, au cours des années à venir, est au niveau de la population en général. « En offrant un meilleur produit et en améliorant les méthodes de production, l’industrie pourra répondre aux demandes des consommateurs » avance M. Coburn en précisant que ceux-ci sont exigeants envers l’industrie. « Ils veulent une nourriture sûre et de haute qualité qui est produite dans un bon environnement. Vos initiatives en ce genre vont aider tous les producteurs laitiers à répondre à ces demandes », mentionne Brian Coburn.

Travailler ensemble

Ce dernier souligne que pour arriver à relever ces nombreux défis, il n’y a qu’une seule façon : travailler ensemble, que ce soit les agriculteurs, l’industrie de la transformation, les chercheurs, les fabricants, les communautés rurales, tous les niveaux de gouvernements, etc. « Le gouvernement provincial veut s’assurer que le secteur agro-alimentaire puisse être compétitif, nous voulons nous assurer que les agriculteurs puissent profiter d’un revenu stable et nous voulons nous assurer que les avantages d’une économie forte sont ressentis dans nos communautés rurales et urbaines », relate M. Coburn. Le ministre provincial de l’Agriculture croit que son gouvernement a déjà démontré qu’il entendait bien atteindre ces objectifs, notamment par l’injection de 90 millions de dollars pour les producteurs de céréales et d’oléagineux. « Nous sommes également déterminés à travailler avec les agriculteurs et les leaders des organisations agricoles afin de développer une stratégie efficace de gestion de crise pour les agriculteurs de cette province », déclare Brian Coburn.

Discours du trône

En guise de conclusion, le ministre Coburn est revenu sur le discours du trône, présenté le 19 avril dernier, qui se veut un avant-goût de ce qu’il y aura dans le budget provincial qui sera présenté le 9 mai prochain. « Ce discours contenait 21 étapes sur lesquelles le gouvernement provincial compte bien s’attarder au cours des prochaines semaines. L’essentiel même du message était un accroissement du développement économique et amener une certaine stabilité dans tous les secteurs. Le support aux communautés rurales est également une priorité », fait observer le député de Ottawa-Orléans, en précisant que ces objectifs auraient un impact direct sur les agricultrices et agriculteurs ontariens.

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