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Animaux exotiques, mets originaux et décors majestueux?

Par Julie Lavallée, collaboration spécialepar Julie Lavallée, collaboration spécialepar Julie Lavallée, collaboration spécialepar Julie Lavallée, collaboration spéciale
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Agri-Tour atteint les objectifs, une fois de plus.
Les deux fins de semaine dernières, soit les 8-9 et 15-16 septembre, se tenait la sixième édition d’Agri-Tour, un événement organisé par un regroupement de producteurs ontariens de la Vallée du bas de l’Outaouais et qui, à nouveau, a su attirer de nombreux visiteurs.

Pendant les deux derniers week-ends, les fermes participantes ont ouvert leurs portes au public dans le but de commercialiser leurs produits et leurs services. Cette année, treize fermes ont participé à l’événement et certaines d’entre elles ont reçu plus de 600 visiteurs.

Agri-Tour continue d’attirer les gens
Les propriétaires qui participent à l’événement depuis plusieurs années restent surpris que la clientèle se renouvelle toujours. «À chaque année, c’est impressionnant de constater que les visiteurs sont en grande majorité des nouvelles personnes qui ne connaissent pas mon entreprise», affirme André Glaude, de la Pisciculture Outaouais située à Rockland. Les visiteurs viennent de partout aux alentours pour visiter, s’informer et prendre contact avec les producteurs.

De son côté, Gisèle Proulx de la Ferme Proulx est très satisfaite des résultats obtenus pour cette première année de participation à Agri-Tour. «Mon but était de me faire connaître à l’est de Cumberland car présentement la plupart de mes clients viennent d’Orléans ou d’Ottawa et je pense que c’est réussi», souligne Mme Proulx.

Un peu moins de visiteurs, mais d’excellents résultats:
Bien que le nombre de visiteurs ait quelque peu diminué par rapport à l’an passé, l’événement reste un succès. «L’an passé avait été une année record. Cette année, il y a moins de clients mais ceux qui se présentent sont très intéressés», affirme Mary-Ann English de la ferme d’émeus Sandy Ridge de Curran. La majorité des visiteurs se sont d’ailleurs fait attendre jusqu’au dernier dimanche qui a été très occupé comparativement aux autres journées.

Les objectifs ont été atteints et même surpassés dans certains cas, car les ventes réalisées ont été très importantes. «Cette année, il n’y a pas eu autant de monde que l’an passé, mais les ventes ont été meilleures, en proportion», conclut Marcel Forgues de la Ferme de faisans MMF de Clarence Creek.
En plus de faciliter la mise en marché des produits présentés lors de l’événement, Agri-Tour permet aux producteurs de donner de l’information sur les autres services qu’ils offrent.

C’est le cas par exemple à la Pisciculture Outaouais où André Glaude se réjouit des retombées que pourrait avoir Agri-Tour cette année. «J’ai discuté de nos services éducatifs pour les jeunes enfants avec une dame qui siège sur un comité d’école. Celle-ci était très intéressée à aller de l’avant avec un tel projet», affirme-t-il.

D’ailleurs, plusieurs des fermes participantes offrent des activités touristiques et éducativestrès diversifiées et profitent d’Agri-Tour pour faire de la promotion. «Les gens visitent la ferme et sont réjouis d’apprendre tout ce qu’on organise pendant l’année comme le festival des citrouilles au mois d’octobre et l’érablière qui ouvre ses portes au printemps», mentionne Mme Proulx.

Les consommateurs questionnent:
Plusieurs participants ont affirmé que le comportement du consommateur a changé. «Les gens ne nous visitent plus par curiosité, comme c’était le cas dans les premières années d’Agri-Tour», mentionne M. Forgues de la Ferme de faisans MMF. «Les gens veulent s’informer et s’assurer que ce qu’ils mangeront provient d’un animal qui a été élevé selon les meilleures techniques et nourri avec de bons aliments. Les gens veulent poser des questions, donc pour nous Agri-Tour c’est un gros plus, car les consommateurs ont l’opportunité de venir voir et même de venir toucher aux animaux», poursuit Marcel Forgues.

Même son de cloche à la Ferme Mariposa de Plantagenet. «Les consommateurs veulent de plus en plus savoir ce qu’ils mangent, d’où ça vient. En plus, avec les sujets qui sont d’actualité concernant l’alimentation comme les organismes génétiquement modifiés, les gens posent aujourd’hui des questions qu’ils n’auraient pas posées il y a quatre ans», dit Susanne Lavoie.

Les enjeux de ce milieu n’ont pas eu qu’un impact sur les consommateurs, le nombre de fermes participantes a aussi diminué à cause des événements qui se sont passés pendant la dernière année.

Susanne Lavoie, copropriétaire de la Ferme Mariposa et coordonnatrice de l’événement a d’ailleurs commenté ce phénomène : «Agri-Tour a déjà réuni jusqu’à 22 producteurs mais cette année nous ne sommes que treize. On peut associer cette baisse de participation au fait que les inscriptions à Agri-Tour ont eu lieu en même temps que sévissait la panique de la fièvre aphteuse en avril dernier»

L’effort en vaut la peine :
Bien que les productrices et les producteurs soient conscients du temps et de l’effort considérable qu’ils doivent déployer avant et pendant ces deux fins de semaine, l’expérience démontre la rentabilité de toute cette organisation.
En effet, chacun des participants met en scène, à sa façon, quelques activités pour les visiteurs. Plusieurs d’entre eux offrent des dégustations, des tours guidés ou encore mettent en place des étals où les gens peuvent recueillir de l’information de pointe sur la production en question. «Agri-Tour c’est probablement la façon la moins coûteuse pour les producteurs de faire autant de publicité», conclut Robert Léonard du Domaine Pré d’Or.

L’an prochain:
La plupart des producteurs sont fervents de perpétuer l’expérience, du moins pour l’an prochain. D’ailleurs, Robert Léonard est déjà en train de planifier ses croisements de bêtes Alpagas pour obtenir le plus de couleurs possible. «Les gens qui viennent pour Agri-Tour aiment voir des lainages diversifiés. L’an prochain, j’aurai plus de couleurs, les gens vont aimer ça», soutient-t-il.

Par contre, à la ferme d’émeus Sandy Ridge, on semblait moins certain de continuer l’an prochain. «C’est beaucoup d’organisation pour mon mari et moi, malgré qu’on ait acquis de l’expérience avec les années. D’un autre côté, c’est sûr que les résultats valent la peine. Il va falloir y penser», mentionne Mary-Ann English.

Pour Susanne Lavoie, coordonnatrice de l’événement, «Agri-Tour demeure un défi et un gros engagement de la part des producteurs mais ça reste un excellent moyen d’obtenir de la visibilité et de mettre en marché des produits non-traditionnels de la ferme».
 

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