Volume 33 Numéro 13 Le 11 mars 2016

Approche « éloigner-attirer » dans la lutte antiparasitaire dans les serres Agricom


Ian Scott (Ph. D.), Chercheur pour Agriculture et Agroalimentaire Canada au Centre de recherche et de développement de London. Crédit photo: AAC.

Par Journal Agricom
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Afin d’améliorer la lutte antiparasitaire dans l’industrie des cultures de serre, des chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) étudient comment les plantes attirent et éloignent les insectes selon les composés chimiques volatils qu’émettent leurs feuilles et leurs fleurs. Le chercheur Ian Scott, au Centre de recherche et de développement de London d’AAC, dirige une équipe de chercheurs qui étudient les plantes répulsives et les plantes attractives pour déterminer lesquelles sont les plus efficaces. Ils veulent aussi savoir si ces plantes peuvent être utilisées dans le cadre d’une stratégie « éloigner-attirer » visant à réduire les dommages causés par les insectes aux précieux fruits et légumes de serre.

Dans la stratégie « éloigner-attirer », une plante sert à éloigner les insectes ravageurs de la culture adjacente, tandis qu’une deuxième plante, plus attrayante pour l’insecte ravageur que la culture, constitue l’élément « attirer ». La plante attractive est aussi désignée sous le nom « culture‑appât » et est souvent d’une espèce différente de la culture à protéger. Dans le cadre de la stratégie, les cultures‑appâts serviraient de cultures intercalaires ou seraient plantées autour de la culture principale afin de réduire la pression des ravageurs.

Actuellement, la recherche porte sur les tomates de serre. Les essais permettront de déterminer si la stratégie « éloigner-attirer » protégera les plants de tomates contre la fausse-arpenteuse du chou et l’aleurode en minimisant la ponte d’œufs (oviposition) sur la culture. Ce projet de recherche de trois ans prendra fin en mars 2018 et traitera des questions de la lutte antiparasitaire dans les serres, de la résistance aux pesticides et de la durabilité de l’environnement.

Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada.

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