Volume 30 Numéro 04 Le 5 octobre 2012

Ateliers agricoles éclair : nouveau concept gagnant


Mario Mongeon du MAAARO offrait un atelier sur l'observation du fumier des vaches laitières. Cela permettra aux agriculteurs de faire la différence entre ce qui a été digéré et ce qui ne l'a pas été, de façon à rajuster la ration. Photo © ILessard

Par Isabelle Lessard, journaliste
redaction@journalagricom.ca


Le campus d’Alfred et le ministère de l’Agriculture semblent avoir trouvé une nouvelle recette gagnante pour réunir les agriculteurs et différents intervenants du milieu agroalimentaire. Plus d’une centaine de personnes ont assisté à la Journée d’ateliers agricoles le 27 septembre dernier, au cours de laquelle étaient présentées plusieurs petites formations éclair portant principalement sur la production laitière.

D’entrée de jeux, la directrice du campus Renée Bergeron a annoncé que les ateliers agricoles remplaçaient cette année la Conférence sur la production laitière biologique. « Cette année, nous avons décidé d’être plus pratiques, plus terre à terre, ou plus près du plancher des vaches », a-t-elle lancé à la blague.

Bien que le Campus d’Alfred possède son centre de recherche en production laitière biologique, les organisateurs ont remarqué que les Conférences biologiques n’attiraient plus autant d’agriculteurs que désiré, ce qui a forcé l’établissement et le ministère à changer la formule.

Mais cette fois-ci, il semble que ce soit la bonne puisque les commentaires des participants et l’intérêt qu’ils ont démontré tout au long des ateliers étaient un gage de réussite. D’autant plus que toutes les conférences étaient bilingues, en traduction simultanée, ce qui avait encouragé plusieurs agriculteurs à s’y inscrire.

Un court questionnaire électronique au début de la journée a réchauffé l’auditoire et a permis aux conférenciers de connaître le public à qui ils s’adresseraient au cours de la journée.

Par exemple, deux personnes sur trois ont répondu ne pas avoir de plan successoral concret pour leur ferme, ce qui fait croire que la tenue d’une présentation sur le sujet était tout indiquée.

Se sont enchaînés ensuite neuf présentations, ateliers et rencontres avec les chercheurs sur des sujets tout aussi variés que les défis à relever considérant la sécheresse de cet été, l’observation du fumier pour un meilleur contrôle de l’absorption des aliments, les trucs pour réduire le compte de cellules somatiques et la gestion du pâturage, pour ne nommer que ceux-là.

D’ailleurs, les ateliers pratiques ont sans aucun doute reçu le plus d’attention de la part des participants. Plusieurs d’entre eux en ont profité pour poser des questions aux spécialistes et sont repartis la tête pleine d’idées et d’astuces pour mieux réussir dans leur production respective.

La journée était également le moment idéal pour les chercheurs de différents centres de recherche de l’Ontario de partager les résultats de leur travail acharné. Tandis que la nouvelle chercheuse du centre de recherche en production laitière biologique, Elsa Vasseur, présentait les résultats d’une étude sur le confort des vaches à l’étable et le Code de pratique canadien, son collègue du Campus de Kemptville Trevor DeVries a parlé de nouveaux concepts en gestion des génisses.

Anna Crolla et Chris Kingsley ont aussi profité de l’occasion et du lieu pour présenter leur nouveau concept de traitement des eaux usées de laiterie qui a été installé devant l’étable du campus. Il s’agissait là d’une présentation intéressante puisque d’ici 2016, tous les propriétaires de ferme devront se conformer à la nouvelle réglementation entourant la vidange de l’eau de lavage de la salle de traite. Avec le système développé par ses chercheurs, les agriculteurs pourraient économiser annuellement 4 000$, tout en respectant la nouvelle loi et l’environnement.

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