Volume 29 Numéro 02 Le 7 septembre 2011

Bâtir un village

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


Printemps 2011 : rien ne laisse présager que dans les champs des fermes Kirby, Lachaîne et Connors, un grand événement se prépare, le plus gros de l’histoire de la région. Le printemps emporte avec lui la neige, dénudant ainsi le sol afin de permettre aux équipes du Concours international de labour de préparer le terrain pour la grande fête.

Dès que les terrains sont suffisamment drainés pour y commencer la préparation, la cavalerie arrive et sort son artillerie lourde! Une fois les travaux d’arpentage terminés, vers le début de l’été, les équipes d’Hydro One débarquent et font les plans cartésiens du quadrilatère afin de déterminer où ériger les 380 pylônes électriques et installer les 72 transformateurs. « Les pylônes électriques sont sortis de terre comme des champignons. Avec un peu d’imagination, on croirait voir une armée de transorfmers debout dans un champ », illustre Bruno Lecot, coordonnateur du concours.

 Ils partagent également le terrain avec les équipes de plomberie qui s’affairent à installer les 13 kilomètres de tuyaux qui fourniront de l’eau potable partout sur le site. En un mois, tout est terminé et on laisse la place aux prochaines équipes.

Avec tous ces préparatifs, les organisateurs n’ont presque pas eu conscience que la fin juillet était déjà aux portes du site du CIL. On dépêche donc une équipe de bénévoles pour y installer les billetteries, les kiosques d’informations, les roulottes destinées à l’administration, les immenses tentes, etc. On y plante des petits piquets pour installer les 400 kiosques d’exposants qui feront tout en leur pouvoir pour séduire les festivaliers. Bref, rien n’est laissé au hasard.

Le site est grandiose. À l’entrée, un aménagement paysager complet agrémenté d’un magnifique bassin d’eau accueillera les visiteurs. Trois grosses pierres de granite gravées en l’honneur des trois fermes hôtes orneront la devanture et un tableau des commanditaires sera affiché à l’arrière. En entrant sur le site, on y verra des tentes à perte de vue : la cité des tentes occupera 150 acres, l’espace réservé au labour, ainsi que le site de camping le même espace. Et c’est sans compter l’étendue du stationnement! Un héliport sera même construit pour permettre à un hélicoptère de fournir une vision aérienne globale du site.

« C’est un village qu’on bâtit pour cinq jours », fait réaliser Bruno Lecot. Tous les préparatifs doivent être terminés vers la mi-septembre, afin de s’occuper des détails de dernière minute et permettre aux exposants de s’installer. « Quand on veut, on peut. Ça été une volonté commune de relever ce défi dans Prescott-Russell, d’amener le plus gros événement plein-air de l’Ontario dans un comté à la fine pointe de l’Est ontarien, à la frontière du Québec, dans un petit village qui s’appelle Chute-à-Blondeau », s’étonne-t-il encore.

« Moi je n’espère qu’une chose, que ce soit un franc succès », conclut-il.

 

 

Le CIL en chiffres

36 mois d’organisation

1 000 acres de terres cultivables

13 km de tuyaux de plomberie

72 transformateurs électriques

380 pylônes électriques

1,7 million $ en commandites

575 commanditaires qui agissent à titre d’ambassadeur

800 bénévoles

400 exposants qui tiendront un kiosque

150 acres de terrain destiné au labour

1 400 véhicules motorisés qui séjourneront sur le site

Coût total de l’événement : 2 400 000 $

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