Bâtir une industrie laitière durable


Par Chantal Quirion


Les conférenciers se sont succédé à un rythme soutenu lors de la deuxième journée du symposium des  Producteurs laitiers du Canada (PLC) qui s’est tenu au Fairmont Château Laurier à Ottawa, le 8 novembre dernier.  Nulle place à l’ennui lors de cet événement articulé sous la thématique : « Bâtir une industrie laitière durable ». Plus de deux cents personnes ont pris part à l’événement.

Visite éclair

Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Lawrence MacAulay a pris quelques instants pour venir saluer les participants et réitérer l’engagement du gouvernement du Canada à l’endroit du système de la gestion de l’offre. Ayant été lui-même producteur laitier, il s’est dit d’autant concerné par les négociations en cours, dont celles entourant l’Accord libre-échange nord-américain (ALÉNA) avec les États-Unis et le Mexique.

« Ce qui nous préoccupe tous c’est l’ALÉNA. Dieu merci, je ne suis pas à cette table! Ce n’est pas de notre vouloir si cet examen a été lancé. Mais, nous avons des gens si compétents qui siègent à cette table que je suis convaincu que ça va bien aller », a affirmé M. MacAulay.

La cinquième ronde de pourparlers sur l’ALENA se déroulera à Mexico du 17 au 21 novembre.

Tournés vers le futur

Ce ne sera pas la première fois que le système de la gestion de l’offre est pris à partie et cela n’a pas empêché jusqu’ici les différents intervenants du secteur laitier de se tourner vers l’avenir. Les ressources  investies en recherche et développement participent à cette vision écologique comme en ont témoigné l’ensemble des présentations lors de ce symposium. Celles-ci,  très diversifiées, ont traité tant du secteur de l’alimentation, de la nutrition, de la génomique, de la transformation que des politiques d’encadrement de la production,  pour n’en nommer que quelques-unes.

« Pourquoi le développement durable? Pour certains le focus est mis sur l’aspect social. Pour d’autres c’est l’aspect économique qui prime alors que d’autres disent que c’est pour sauver la planète. Et bien toutes ces réponses sont bonnes! C’est pour ça qu’on investit dans la recherche pour réduire l’empreinte environnementale », a expliqué Pierre Lampron, président des PLC,  en précisant qu’un comité scientifique fait partie du processus au sein des PLC.

L’importance du public

Quel que soit le sujet abordé au cours de cette journée, le consommateur s’est avéré au cœur de ce vent de changement. Producteurs, transformateurs et détaillants alimentaires ont de toute évidence pris bonne note de l’opinion du public pour établir les cadres de leurs politiques et de leurs pratiques exemplaires.

« Nos entreprises doivent se centrer davantage sur le consommateur pour conserver leur pertinence. En ce sens, le développement durable est incontournable pour toute entreprise qui veut survivre et prospérer », a pour sa part déclaré Robert Coallier, chef de la direction chez Agropur.

Visites de fermes

« Il faut montrer ce que les producteurs font pour le développement durable. Ça prend plus que des paroles il faut le montrer. C’est pour ça que nous avons commencé le symposium avec des visites de fermes », indiquait M. Lampron.

En effet, le 7 novembre, soit la première journée du symposium, les PLC ont réservé deux autobus pour transporter leurs convives vers deux fermes laitières de l’Est ontarien, la Ferme Gillette et   Wilkridge Farm. L’activité orchestrée par Guy Séguin des PLC  a remporté un franc succès.

Somme toute, après deux journées bien remplies,  la satisfaction était au rendez-vous lors de la clôture.

« Ce symposium était l’occasion parfaite pour réunir les producteurs laitiers et les intervenants de l’industrie alimentaire afin de discuter de la production durable du lait canadien et de ce dont on a besoin pour maintenir la confiance envers la chaîne de production alimentaire », a conclu M. Lampron.

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