Volume 31 Numéro 07 Le 22 novembre 2013

Bilan des récoltes au Témiskaming


Photo ILessard

Marc Dumont

Par Marc Dumont
Correspondant – Nord de l'Ontario
info@journalagricom.ca


En quelques mots, 2013 se résume à printemps tardif et manque de chaleur. La dernière saison de croissance de 110 jours a été heureusement accompagnée de pluies suffisantes et d’un premier gel automnal le 14 septembre.

«Même si c’est bien pour certaines cultures dont le rendement a été moyen; pour d’autres, cela a été plus difficile » explique l’agronome du ministère de l’Agriculture, Daniel Tassé.

Plantes fourragères
Bien que des champs de plantes fourragères aient été endommagés par les gels tardifs du printemps, tout s’est replacé et les plantes ont bien récupéré. Les cultivateurs ont donc fait du beau foin sec et du foin d’ensilage de qualité et en bonne quantité.

Céréales
Pour les céréales, il s’agit d’une année satisfaisante. Certains cultivateurs ont quand même eu peur à cause du printemps frais qui les a forcés à semer plus tard. Pour le blé, les rendements ont été bons, bien que le taux de protéine soit un peu bas. On se réjouit cependant de l’absence de fusariose.

L’orge, qui a été semé en plus grande quantité cette année, a aussi connu de bons rendements.

Quant à l’avoine, les rendements sont moyens ou légèrement au-dessus de la moyenne. Son poids est excellent et la qualité y est, au grand bonheur des nombreux agriculteurs qui vendent leurs grains à Quaker puisque la céréale répond aux normes.

Pour ce qui est du canola, il en a inquiété plus d’un. La présence du cécidomyie du chou-fleur  a fait des plusieurs ravages. Sa population, beaucoup plus grande que celle détectée en 2011, est arrivée tôt dans la saison. Les larves s’installent au point de croissance de la plante et cela forme ce que les agronomes appellent un bouquet. Quand ça se produit au bas de la plante, cela affecte le développement du canola. Il n’y a malheureusement pas de produits homologués contre cet insecte dans le canola.

Ce qui a ajouté à la confusion est que certains agriculteurs ont effectué jusqu’à trois épandages d’herbicide et cela n’a pas semblé suffisant pour tuer les insectes, tandis que d’autres producteurs n’ont rien épandu et ont obtenu de bons résultats. Pourtant l’insecte n’a été présent ni dans la région de Verner ou celle de Kapuskasing.

Les rendements ont donc été très variables d’un champ à l’autre et dans l’ensemble, on note une diminution par rapport au ¾ de tonne/acre de l’an dernier.

Il y a donc des inquiétudes pour l’an prochain. On a déjà observé une baisse marquée des ventes de semences de canola comparativement à pareille date l’an passé.

La fève soya a aussi été décevante cette année. Des 60 minots à l’acre de l’an dernier, les rendements ont passé de 35 à 40 cette saison. Elle a souffert d’un manque de chaleur et de la première gelée du 14 septembre puisque cela a eu pour effet de stopper sa croissance.

Par ailleurs, l’agronome du ministère de l’Agriculture a remarqué une hausse du nombre de champs de soya qu’il explique ainsi : « Il y a de plus en plus d’expertise pour cette culture. On sent l’influence des agriculteurs venus du sud de la province. »

La culture qui continue à susciter beaucoup d’intérêt est celle du maïs sous plastique.  Cette année a été un vrai test. Il a été semé beaucoup plus tard que l’an passé et il a manqué de chaleur (83% d’unités thermiques de moins en juin 2013 comparativement à l’an dernier).

Le premier gel de septembre est arrivé au moment où le maïs cultivé de façon conventionnelle contenait trop de lait et peu d’amidon, ce qui a donné de petits grains. Le maïs cultivé sous plastique a pour sa part bénéficié de l’effet de serre et de l’augmentation la température de 8 degrés, ce qui l’a protégé du gel.

On peut constater la différence de grosseur des épis de maïs. Ces épis proviennent du même champ où des rangs de maïs sous plastique et ordinaires ont été cultivés côte à côte. Photo courtoisie

On peut constater la différence de grosseur des épis de maïs. Ces épis proviennent du même champ où des rangs de maïs sous plastique et ordinaires ont été cultivés côte à côte. Photo courtoisie

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