Volume 26 Numéro 09 Le 17 décembre 2008

Billet de Claudie ? Bonheur d’occasion

Par Claudie


Braves Canadiens que nous sommes, nous avons déjà étrenné nos nouvelles mitaines et sorti nos pelles pour accueillir avec gentillesse cette première tempête de la grande Dame en blanc. Nous avons accepté cette première, somme tout, avec assez de gentillesse puisque nous souhaitons passer le temps des Fêtes dans ce merveilleux décor hivernal à la campagne.

Un peu de nostalgie se pointe sans doute lorsque nous imaginons ce temps où les gens se promenaient en carriole d’un village à l’autre. Pour se réchauffer sous les peaux de fourrure, il y avait toujours le p?tit flask. Ah! C’était le bon vieux temps’

Nous puisons dans cette époque, surtout pendant les fêtes. Pourtant les choses n’étaient pas toujours roses. Ma mère me disait qu’elle était bien heureuse de retrouver une belle orange dans son bas de laine le Jour de l’An. Les choses ont bien changé!

Ce qui n’a pas changé toutefois, c’est l’appréciation des bons repas préparés dans nos cuisines. Certaines d’entre nous (et peut-être certains’) ressentent un vif intérêt à présenter sur les tables des fêtes de petits plats que nous avons concoctés. L’heureuse chance que nous ayons, c’est bien que le Choix du Président puisse venir à la rescousse si les résultats ne sont pas à la hauteur.

Les fêtes se multiplient dans le calendrier mais celle qui demeure la plus importante dans notre famille est celle de Noël. Il y a peu d’espace de libre dans la petite maison où nous réveillons mais nous demeurons fermes. Pas de local communautaire pour nous. Il fait chaud dans la cuisine ; même trop chaud. Il n’y a pas de place ; même pas pour le chat, le chien et le poisson que nous logeons ailleurs pour l’occasion. Les vingt-quatre d’entre nous avons tous un petit bout de table car chacun a son droit de table pour ce bonheur d’occasion.

Il y a d’autres petits bonheurs qui se présentent la veille de Noël’ comme ce que le Père Noël choisit de glisser sous le sapin. Ne me dites pas que vous n’y croyez pas au Père Noël’ Bien moi si. J’ai dû y réfléchir longuement lorsque mon fils a douté de la véracité de ce personnage légendaire.

Ses grands yeux bleus me fixaient intensément lorsque j’ai commencé par lui dire qu’il avait un peu raison, mais pas tout à fait.

? Peut-être que le Père Noël du centre commercial n’est pas vrai lui parce qu’il a un intérêt personnel dans l’affaire. Le vrai Père Noël habite en chacun de nous.

? Mais voyons maman, tu me racontes d’autres histoires.

? Mon petit, qu’est-ce que tu ressens lorsque tu vois le sapin et les gâteries et les lumières et toutes les belles décorations.

? Bien, je ne sais pas, c’est un peu comme avant mon anniversaire.

? Oui, tu comprends bien. Ce que tu ressens, c’est du bonheur et seulement toi peut le reconnaître lorsqu’il arrive.

? MMMMMmmmm (grande réflexion)

? Moi, je le nomme « l’esprit de Noël ». Ne le dis pas à ta petite s’ur. C’est notre secret pour le moment.

L’esprit de Noël, c’est beau mais ce n’est pas tout le monde qui a la chance de le connaître. Il se partage pourtant.

Et lorsque les décorations de Noël retourneront dans leurs boîtes pour une autre année, lorsque nous verrons que nous avons pris un peu de poids, là on reviendra sur terre et à la prochaine tempête nous serons moins gentils envers la dame blanche.

Heureuses fêtes !

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