Volume 27 Numéro 08 Le 2 décembre 2009

Billet de Claudie ? Mon beau sapin


Elle est enfin arrivée cette première, tendre petite neige. Je vérifie rarement les prévisions météorologiques. Alors, ce matin, en ouvrant la porte pour aller chercher mon journal, j’ai constaté avec une certaine allégresse qu’elle était arrivée.

C’est entendu que, comme la plupart d’entre nous, je n’ai pas encore fait installer les pneus d’hiver, et que les pelles sont encore bien rangées dans la remise. Eh bien, cette première neige est une gentille invitation à accomplir ces tâches que je reporte à tout coup!

À tout le moins, les lumières de Noël sont placées’ depuis hier. Y a-t-il quelque chose de plus frustrant à faire que de parer les arbres de lumières pour le temps des fêtes. Pour me faciliter la tâche, j’avoue tricher un petit peu. Les lumières sont posées en cycle de deux ans. Si je pouvais en faire un cycle encore plus long, je le ferais bien.

Le problème, c’est que les arbres changent de taille et les lumières s’enfouissent dans le creux des branches. De plus, ça prend un plus grand escabeau et un crochet allongé pour arriver à atteindre la cime de l’arbre. Dire que ça ne prenait qu’une longueur de lumières pour décorer mon beau sapin, il y a à peine quelques années. Il en prend au-delà de 10 longueurs aujourd’hui!

Mais on ne pourrait s’en passer! La lumière du jour à ce temps-ci de l’année est tellement courte. Se lever à la noirceur et revenir du travail à la noirceur peut être déprimant.

Alors, les maisons garnies de lumières de toutes les couleurs écartent cette morosité et convient à la joie, l’état d’âme que nous devrions ressentir pour le temps des fêtes.

Ravissement dans la cuisine aussi, tout en préparant tourtières, boulettes et galettes pour offrir aux convives qui dérogeront de leurs bonnes habitudes alimentaires pour quelques jours! Et cela, tout en fredonnant Mon beau sapin ou en déployant à vive voix le Minuit chrétien.

Pourtant, peu importe les lumières, les décorations, les cadeaux, je ne saurais dire combien de personnes souffrent pendant le temps des fêtes. Les personnes démunies, les personnes âgées abandonnées, les enfants déchirés entre deux familles, les femmes et les hommes seuls, les personnes atteintes d’une maladie physique ou mentale, et tous les autres ne perçoivent pas les fêtes comme un temps de l’année réjouissant.

Au contraire, j’en connais qui ne souhaitent que de se sauver pour éviter de sentir la solitude qui prend une place plus envahissante.

Connaître la joie véritable, c’est ce que je vous souhaite en cette période des fêtes, peu importe la façon qu’elle vous comble.

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