Le 2 avril 2003

Cabane à sucre au Collège d’Alfred!

Par Axel Alliez, correspondant régional


Le Collège d’Alfred a accueilli, durant trois fins de semaines de mars, des groupes pour déguster ses repas de cabane à sucre. Cette initiative est à mettre au crédit de la Fondation du Collège d’Alfred. Dans le but de faire une levée de fonds, la Fondation du Collège a mobilisé tout son personnel bénévole pour réaliser ce qui fut une fête du printemps durant trois fins de semaine consécutives.

Mais qu’est-ce que c’est la Fondation du Collège d’Alfred’ Créée en l’an 2000, c’est une fondation qui a pour mandat de recueillir des fonds et de les administrer pour les allouer à des projets de développement, de promouvoir l’excellence académique, l’enseignement, la recherche et la création, d’accroître le financement de son programme de bourses, et de construire une relation durable entre les compagnies, les corporations, la Fondation, le bureau des anciens et toutes autres personnes qui désirent soutenir le Collège d’Alfred de l’Université de Guelph.

Éthel Côté, vice-présidente de la Fondation du Collège d’Alfred, disait, avant les repas de cabane à sucre: « En participant à cette activité, les gens auront non seulement beaucoup de plaisir, mais ils appuieront directement le développement d’une institution d’enseignement distincte et d’importance canadienne pour la ruralité francophone de l’Ontario et du Canada ». On sait aujourd’hui que Mme Côté a vu juste. En effet, non seulement tout le monde s’y est bien amusé, mais en plus, les gens présents ont pu découvrir de nouveaux aspects du Collège d’Alfred, autre que sa façade qui borde la route 17.

En effet, en plus de la nourriture traditionnelle que l’on rencontre dans les cabanes à sucre, un tour en charrette, tirée par un tracteur, permettait aux convives de tous âges de découvrir le grand campus du Collège d’Alfred. Plus de 350 acres sur lesquels s’éparpillent une érablière et sa cabane à sucre, un bâtiment de phytotechnie avec une serre, un centre de recherche et de transfert de technologie, un pavillon de l’environnement, une ferme laitière, de nombreux champs et un arboretum. Ce genre d’activité permet donc au Collège d’Alfred de mieux se faire connaître depuis l’extérieur et donc aux personnes de la communauté de mieux savoir ce qui se passe près de chez eux.

J’ai survolé tout à l’heure la partie ?festive? de cette activité mais je tiens à y revenir. Je voudrais en effet appuyer sur l’ambiance bon enfant et chaleureuse qui régnait lors des dîners-soupers qui ont été offerts. Par nature simple, dépourvue de tout artifice, la cabane à sucre du Collège d’Alfred est une bâtisse imposante, rectangulaire. Elle abrite toute la machinerie nécessaire à la confection du sirop, ainsi qu’une grande salle, transformée en salle à manger pour l’occasion. Un coin bar-cuisine permet d’entreposer les mets et de vendre les boissons de façon efficace. Un petit système de son fait passer les musiques traditionnelles telles que celles de Garolou ou de La Bottine souriante… Rythmes qui entraînent toutes les générations. ?Embarque dans ma voiture?, quel qu’il soit, il/elle embarque assurément!

Les oreilles de chrisssssss ont leurs adules. Il est vrai que ce n’est certainement pas très bon pour la ligne, mais c’est tellement bon! Et puis qu’est-ce que la ?ligne? viendrait faire le temps d’un repas festif? Tous les convives ont su démontrer qu’ils étaient capables de festoyer en bonne et due forme, et il est agréable de voir que des personnes de la communauté s’amusent au sein du Collège d’Alfred.

Mais le plus agréable à voir et à vivre reste la tire sur la neige. Clou du repas, les jeunes ne s’y trompent pas! Quoi de plus beau que de les voir anxieux avec leurs battons pour y rouler un morceau de bonheur qui ne durera pas deux minutes! Ce qui est plus beau encore, c’est de voir les adultes redevenir jeunes pour se ?sucrer le bec’, le temps de fêter le printemps nouveau!

Au-delà de la levée de fonds et du repas à la cabane à sucre, la Fondation, dans les infrastructures du Collège d’Alfred, a su rassembler des membres de la communauté. Ceux-ci se sont reconnus entre eux, ont su nouer des contacts et communier le temps d’un repas. Manger à une même tablée est synonyme de partage, merci à tous nos visiteurs qui ont su partager, et rendez-vous l’année prochaine, pour des printemps toujours plus sucrés!

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