Volume 34 Numéro 08 Le 02 décembre 2016

Campus d’Alfred, des partenariats se forment


Par Chantal Quirion


Les efforts pour parvenir à un plan susceptible de convaincre le provincial et le fédéral d’investir dans un centre régional d’innovation et de transformation agricole à Alfred se poursuivent. Le projet émane entre autres de la volonté commune de cinq partenaires de voir la formation agricole offerte par La Cité demeurer  sur le campus d’Alfred, combinée au désir de créer un environnement favorable au développement économique.

Ainsi, les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), le collège La Cité, la Société de développement communautaire de Prescott et Russell (SDCPR), l’Académie entrepreneuriale et l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), incluant la Ferme d’éducation et de recherche du campus d’Alfred (FERCA) se sont rencontrés à cet effet le 10 novembre dernier.

C’est d’abord la SDCPR qui a repris les rênes du dossier en février dernier en embauchant à ses frais le conseiller Christopher Rees de la firme Suther Holler Associates avec le mandat de produire un plan d’affaires convaincant.

« Ça ne bougeait pas du tout et on a vu l’importance de relancer le projet sous un autre format et de s’associer. C’est quasiment le même document, mais avant on ne demandait pas d’argent », explique le directeur général de la SDCPR, John Candie.

Première présentation

Une ébauche de plan d’affaires commandée à la firme Millier Dickinson Blais avait été présentée en août 2015 devant les CUPR, ébauche réalisée grâce à un octroi obtenu par la SDCPR. Néanmoins, personne n’avait levé la main pour s’avancer comme partenaire. Le montant des rénovations aux infrastructures du campus d’Alfred avait été à maintes reprises souligné.

Rappelons aussi que La Cité avait précisé dès qu’on lui avait confié le mandat de la formation agricole dans l’Est ontarien en mars 2015, qu’il n’était pas de son ressort d’assurer le maintien des infrastructures sur le campus d’Alfred. Sa présidente, Lise Bourgeois assurait toutefois que La Cité souhaitait la création d’un centre à Alfred, ou un projet plus large que la formation, auquel son établissement pourrait s’associer. Avec cette relance, Mme Bourgeois se dit très enthousiaste face à l’actuel partenariat.

D’autre part, La Cité avait obtenu du ministère un sursis d’un an pour continuer pour une deuxième année la formation à Alfred, soit jusqu’à la fin de l’année scolaire 2016-2017. Pourrait-elle espérer un délai supplémentaire?

 

« La Cité poursuit sa mission d’enseignement à Alfred et l’IFRA continue de développer de nouveaux programmes en agriculture, tant en formation qu’en recherche. Si l’année scolaire 2017-2018 est déjà planifiée, son financement demeure toutefois à confirmer », répond Mme Bourgeois.

 

Foi en l’avenir

Avec ce plan d’affaires, les intervenants sont optimistes. Il semble que céder les infrastructures d’Alfred pourrait s’inscrire dans la nouvelle tendance du gouvernement de l’Ontario qui tend à promouvoir les carrefours communautaires.

« Les deux éléments clés du plan sont un carrefour communautaire, c’est une idée qui vient de la province pour les biens qui sont en surplus et un centre de transformation et d’innovation agricole», mentionne M. Rees.  Aussi, selon ses informations, les bâtiments ne requièrent pas de travaux majeurs à court terme. Dans les cinq premières années, seule une partie du toit aurait à être réparée.

L’enjeu, ici, consiste à convaincre les autorités que le projet est viable à long terme.

« Le gouvernement ne veut pas transférer de l’argent et voir que cinq ans plus tard ça ne fonctionne toujours pas. Alfred dans sa nouvelle vie peut être autosuffisant au bout de cinq ans », affirme le conseiller.

Une ébauche du futur Centre d’innovation et de transformation agricole (CITA) de Prescott et Russell  a été faite au ministère de l’Agriculture de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO) et les discussions se poursuivent. En ce qui a trait à une éventuelle participation du palier fédéral, l’échange d’information passe pour l’instant par un membre du parlement.

« En avril, la présentation au MAAARO était un plan partiel et c’est uniquement maintenant que nous avons terminé l’ébauche du plan d’affaires. Nous espérons avoir un accord de principe pour la fin de mars avec le fédéral et le  provincial. On veut une solution pour pouvoir continuer sans problème », conclut M. Rees en poursuivant : « Je suis optimiste. On a eu une conversation avec Mme Wynne qui a dit qu’elle veut trouver une solution au plus vite. »

« La Cité est solidaire avec ses quatre partenaires et elle demeure optimiste en ce qui a trait aux discussions avec la province et le fédéral », conclut pour sa part Mme Bourgeois.

Dans la même veine, M. Candie pour la SDCPR ferme la marche :

« La Société de développement économique de Prescott et Russell voit cela comme un outil de développement important et je pense qu’on va y arriver. On ne coupera pas un ruban demain, mais on demeure positif. »

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