Volume 32 Numéro 04 Le 10 octobre 2014

Campus d’Alfred : un projet de famille


-Photo ILessard

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


Le verdict semble unanime : Alfred est l’affaire de tout le monde. Plusieurs dizaines de personnes de tous les milieux ont tenu à rencontrer le facilitateur nommé par le ministère de l’Agriculture de l’Ontario dans le dossier de relance du Campus d’Alfred, dans le cadre des consultations qu’il a tenues au cours du dernier mois.

Un désir commun ressortait dans pratiquement toutes les consultations : celui de retrouver un collège au service de sa communauté qui contribuera au développement économique de l’Ontario rural.

« C’est rafraîchissant de voir qu’aux consultations, les gens de l’industrie privée semblent être prêts à participer activement, sinon financièrement, à l’initiative. Ça montre qu’il y a un besoin et que les gens tendent à s’acquitter de leur responsabilité à ce niveau-là », confiait en entrevue téléphonique M. Godbout.

Mais Marc Godbout ne fléchit pas et insiste particulièrement sur l’importance de la collaboration entre les paliers gouvernementaux.

« Si on peut faire converger les besoins et l’appui des différents paliers, ça pourra devenir un projet collectif assez intéressant, confie-t-il. Je sens qu’il y a un appétit pour en connaître davantage. »

Il avoue que le mandat qui lui a été accordé est provincial, mais il est clair pour lui que le projet ne pourra se réaliser sans la participation des gouvernements fédéral et municipal.

« Quelqu’un m’a dit un jour que c’était un dossier provincial, a-t-il indiqué aux agriculteurs présents à la consultation tenue à St-Isidore, le 25 septembre. Mais vous aurez de la misère à me convaincre qu’il n’y a pas un peu de fédéral là-dedans. Il y a quand même un ministère de l’Agriculture au Canada et il est temps qu’il s’intéresse au seul collège d’agriculture à l’extérieur du Québec. »

À son avis, le volet de la transformation n’a pas connu un développement à la hauteur de son potentiel. C’est justement là que devront mettre l’épaule à la roue les municipalités ontariennes, dit-il.

Les régions du sud et du nord de l’Ontario espèrent y trouver leur compte. Des intervenants réunis à Pain-Court le 23 septembre ont manifesté leur désir d’obtenir des formations reliées à la production végétale, les fruits et légumes étant le moteur économique du sud-ouest de la province.

Le rapport résumant les recommandations du facilitateur sera déposé d’ici la fin octobre. Il est trop tôt pour dire si les gouvernements ont promis d’investir de l’argent pour soutenir l’initiative à moyen terme, mais une chose est sûre, un financement de transition sera nécessaire « pour permettre au campus de retrouver la vitalité économique dont il a besoin pour assurer sa survie à long terme ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *