Volume 29 Numéro 09 Le 14 décembre 2011

Certification forestière : prestige et valeur

Par Jean-Claude Havard, collaborateur Boisés Est


Qui dit certification, dit potentiel de marché élargi et revenus diversifiés. Chez les producteurs agricoles, la certification biologique est en vogue ces derniers temps, mais au niveau de l’agroforesterie, le Forest Stewardship Council (FSC) l’est tout autant. Certifier son boisé, c’est aussi en augmenter la valeur et six membres de l’Association Boisés Est ont tracé la voie en obtenant cette précieuse certification.

 

Tout récemment, Boisés Est les a célébrés pour leur engagement volontairement à respecter les normes du Forest Stewardship Council. Pour des millions de Canadiens, la certification FSC est devenue le symbole de forêts bien gérées que l’on pourra transmettre avec fierté aux générations à venir.

 

En emboîtant le pas, ils ont ainsi ouvert la voie et donné l’exemple d’un modèle d’aménagement forestier durable qui concilie les valeurs économiques, culturelles, sociales et environnementales pour les forêts privées de l’Est ontarien.

 

Achille Drouin, l’un des vétérans de la certification forestière dans l’Est de l’Ontario, aime souligner que la certification lui donne le prestige d’avoir fait son devoir face aux nombreux défis environnementaux que vit notre planète.

Tous avaient des raisons différentes d’obtenir cette certification. Valeurs sociale, environnementale et culturelle, bien sûr, mais aussi valeur commerciale pour ceux qui choisissent de vendre des produits de leur forêt. Dans le cas de Jean-Marc Levac, fabricant de sirop d’érable, la certification de son boisé va lui permettre de répondre à la demande de ses clients, qui préfèrent du « sirop FSC ».

 

Quant au vice-président de la Forêt modèle de l’Est de l’Ontario, Tony Bull, la certification FSC de son propre boisé lui permet de vendre des sciages de pin rouge au groupe RONA, le plus gros marchand de matériaux de construction au Canada. Dans les conditions actuelles du marché, on peut difficilement assurer que le bois certifié se vend plus cher que bois ordinaire. Pour M. Bull, cependant, c’est la certification qui lui permet de vendre son bois.

 

La sensibilisation croissante du public aux problèmes environnementaux amène en effet les acheteurs à exiger des produits provenant de boisés certifiés et les producteurs avisés ont tout intérêt à tenir compte de cette tendance. C’est pourquoi RONA s’est engagé à offrir à ses clients un pourcentage croissant de produits certifiés. On parle déjà de certification FSC en rapport avec le bois de chauffage, les meubles et même les arbres de Noël.

 

La norme d’aménagement forestier FSC est l’une des plus connues au monde et c’est de plus en plus la norme de référence pour les entreprises forestières canadiennes et leurs produits de bois ou de papier.

 

Certification
Comme dans le cas de la Forêt Larose de l’Est ontarien, le protocole de certification de Boisés Est entre dans le cadre du programme de certification forestière administré par la Forêt modèle de l’Est de l’Ontario.

 

Pour certifier son boisé selon la norme FSC, il faut établir et réaliser un plan d’aménagement qui respecte tous les principes de la norme. Au cours des années, des inspecteurs indépendants viendront vérifier que la gestion du boisé est bel et bien conforme au plan. En signant son entente de certification, le propriétaire prend donc un engagement.

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