Volume 27 Numéro 22 Le 4 août 2010

Chronique Claudie: C’est le temps des vacances, la la,la, la,la,la


Ça vous dit quelque chose ce petit air d’été du suave et très beau Pierre Lalonde? Eh bien, aujourd’hui, je n’ai que cette chanson en tête, en ce début de mes vacances.

Je la fredonne tout en pensant à ces étés insouciants’ où je ne m’inquiétais pas de la quantité d’eau dans le puits.

Pour vivre en milieu rural, à tout le moins en dehors des villes, il faut maîtriser sa gestion de l’eau. Chose que j’ai déjà apprise à un moment donné, mais que je n’ai pas réellement pratiquée avec zèle.

Mais là, cette année mon puits n’est pas une source infinie d’or bleu et je dois calculer la quantité d’eau que j’utilise au cours de la journée, un peu comme les calories.

Fini le temps de laisser couler l’eau du robinet alors que l’on se brosse les dents, que l’on fasse une brassée de lavage pour quelques articles ou que l’on prenne sa douche ? style ado, en passant une bonne heure sous l’eau sans même s’en rendre compte.

Tout mon voisinage supporte tant bien que mal cette pénurie d’eau. Nous sommes envieux des citadins qui ont le luxe de pouvoir arroser leurs parterres et leurs jardins et, cela, malgré certaines interdictions d’utilisation d’eau. Les ruraux doivent suffirent à eux-mêmes.

Ce qui m’attriste est de voir mon jardin flétrir à vue d’?il. Heureusement, que je n’en dépends pas pour m’approvisionner. C’est plate tout de même. On peut s’en plaindre tant qu’on veut, ça ne changera rien!

À moins de s’ouvrir l’esprit et d’aborder la situation en éveillant notre conscience planétaire. C’est une parfaite occasion de s’accorder avec notre environnement physique, dont nous avons tellement abusé. Et malgré cela, année après année, la Terre a satisfait à nos exigences de consommateurs, exigences souvent démesurées. Le niveau d’eau a baissé de façon importante et nos besoins, plus ou moins importants, n’ont pas suivi le ralentissement du débit d’eau.

Nous apprenons que l’eau est une ressource indispensable ? chose qu’une grande partie du monde a comprise, il y a bien longtemps ? et une ressource qui s’épuise.

C’est ainsi que je commence mes vacances, bien loin du temps des vacances insouciantes de l’époque de Pierre Lalonde. Il n’y a pas que l’eau dans notre environnement qui freine nos élans vacanciers. Je ne sais combien de motorisés sont mis en vente ou garés dans la cour des propriétaires qui ont choisi de faire de courtes randonnées dans leur région plutôt que d’entreprendre de grandes escapades.

La plupart d’entre nous, font fi des écologistes, même notre gouvernement n’en mène pas large dans ce dossier. L’environnement, ça dérange. On constate les changements, on en parle, mais rien ne change dans nos vies à moins qu’il n’y ait une petite crise? comme celle dans mon entourage. Ce n’est qu’alors que nous pensons à modifier nos habitudes de vie.

Oui, on est bien loin des airs d’été de Pierre Lalonde. Dans le fond les vacances, c’est le temps d’oublier l’ennui quotidien. À tout le moins dans un pays comme le nôtre. Les vacances d’été, c’est léger, à moins de manquer d’eau.

Changer le monde, un geste à la fois, c’est ce que prône Équiterre, organisme qui se donne comme mission de « contribuer à bâtir un mouvement de société en incitant citoyens, organisations et gouvernements à faire des choix écologiques, équitables et solidaires ».

Je ne sais pas pour vous, mais on n’a rien à perdre en adhérant à cette philosophie. On a plutôt tout à gagner, ensemble.

Mes vacances d’été 2010 seront mémorables, ne serait-ce que pour avoir prise conscience de ma petite personne dans ce grand univers et d’y laisser en héritage le moins d’empreintes possible.

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