Volume 26 Numéro 16 Le 15 avril 2009

Chronique Claudie ? Je suis toujours partisane de mes Canadiens

Par Claudie


J’avoue ne pas avoir tellement suivi le hockey dans les dernières années. Je ne peux dire pourquoi. Pourtant, il y eut un temps où je possédais la collection la plus prisée de cartes de hockey. Bien entendu, il y avait aussi des « échanges » de cartes qui se faisaient à la cachette à l’école, car à l’époque les garçons et les filles étaient séparés l’un de l’autre.

Alors, c’est en secret que Louise et moi ? les seules filles à posséder des cartes de hockey ? faisions ces « échanges » avec les garçons en passant les cartes sous la clôture qui nous séparait.

Je suivais le Tricolore avec passion. Tous les samedis soir, je regardais le match de hockey avec mon père et les dimanches, j’écoutais le match à la radio. Bien entendu, j’avais mes joueurs. Il n’est pas difficile de les nommer avec fierté? Béliveau, Richard, Cournoyer, Laperrière et oui aussi Ferguson. Ces hommes étaient pour moi des héros!

Mais voyez-vous, je n’avais jamais vu, jusqu’à cette semaine, mes Canadiens jouer dans un aréna. J’ai attendu longtemps, vous pensez, sans doute. Ah! Toute bonne chose arrive en temps et lieu. Mon expérience au Centre Bell a ravivé cette passion qui jadis nourrissait mes temps libres.

À ses origines, le club Canadiens avait été fondé sur le principe d’une équipe composée par les meilleurs joueurs francophones du Québec. Il y eut même à un moment donné, pour une très courte durée, un règlement qui stipulait employer des joueurs francophones uniquement. Il ne faut pas se leurrer tout de même, car l’histoire a ouvert ses pages sur la façon que les joueurs francophones ont été traités.

Alors, ça allait de soi d’encourager les nôtres. Voilà pourquoi la Sainte Flanelle est le flambeau de fierté des francophones. (Le terme la Sainte Flanelle est originaire de l’uniforme du club Canadiens. La flanelle, le tissu très porté à l’époque, représentant l’étoffe de l’uniforme et sainte, symbole du dévouement quasi sacré et religieux).

Oui, il est vrai que je ne connais plus les joueurs du tricolore. Je lis parfois des articles à leur sujet qui ne leur donnent pas toujours bonne presse, particulièrement au niveau personnel. C’est bien davantage les Canadiens dans son ensemble qui continue d’alimenter ma fierté.

L’atmosphère du Centre Bell était délirante! Jamais je n’ai vu autant de spectateurs transportés par l’arrivée des Canadiens sur la glace! Pour moi, c’est bien davantage le plaisir de voir Henri Richard présenter un bâton argenté à Patrice Brisebois, qui jouait son 1000e match dans la ligue nationale, qui m’a émue.

J’ai constaté malheureusement l’ampleur du show. Je dis bien show car de part et d’autre, j’étais bombardée de lumières, d’annonces, de commercialisation à n’en plus finir, à la limite c’était tout simplement stressant. C’est fou, j’avais imaginé autrement.

Je pense encore au slogan d’Esso lors des annonces pub télé, Mettez y du tigre!!! Go Habs Go! Mais, on a perdu.

Je suis revenue à la maison tout heureuse d’avoir renoué mon allégeance au hockey, mais surtout à mes Canadiens.

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