Volume 28 Numéro 08 Le 1er décembre 2010

Chronique Claudie: NOWELLL!!!


Tout le mois de décembre est dédié à une seule chose, Nowell’ la fête qui autrefois symbolisait la naissance de Jésus. Je me demande bien combien de personnes connaissent ce fait, ou cette légende, selon votre allégeance religieuse.

Le p’tit Jésus est bien loin du Nowell américain. Le Nowell de nos jours devient l’activité d’intérêt pendant tout le mois de décembre, un peu comme les Olympiques. On ne s’écrase pas sur le sofa en regardant nos champions gagner des médailles, on fait du shopping, un point c’est tout.

On ne s’en tanne pas!

Nowell ne se contente pas de s’emparer du mois de décembre. Elle vole la vedette à d’autres célébrations ou fêtes, comme l’Armistice et l’Halloween.
Sans farce, à la fin du mois d’octobre, je me suis retrouvée dans un magasin ― et, je ne citerai pas son nom étant donné que la plupart des marchands ont adopté la même politique― alors, dès mon arrivée au magasin, je fais face aux coquelicots ROUGES, à ma droite, les squelettes et petits monstres de l’Halloween et un peu plus loin un lot de sapins artificiels, les étales fin prêtes à recevoir la marchandise de Nowell.

Dites-moi, c’est moi qui ne compose pas bien avec le présent? Ça me dérange d’être gavée ainsi.

À un moment donné, il y avait une règle d’or en marketing. Cette règle était observée religieusement par tous les marchands. Pas de déco Nowell avant l’Armistice. Par respect.

Qui a transgressé la limite? Je ne le sais pas, mais je peux vous assurer que les autres ont pris peu de temps pour l’imiter. C’est ainsi que de nos jours, le coquelicot fait concurrence aux boules de Nowell. Pas pour rien qu’on le veut en deux couleurs!

Pis ça change quoi?

Ça change que nous ne sommes pas rendus au premier décembre et déjà les magasins font leur gros chiffre d’affaires’ sur le dos de monsieur, madame Tout-le-monde.

Sortons la carte de crédit, comme ça, on offre de gros, gros cadeaux. Le plus gros le cadeau, le plus heureux sera la personne chérie qui le recevra. C’est ce qui est souhaité. Tristement.

Ma mère m’a dit que dans son bas du Jour de l’An, elle recevait une orange et des friandises, peut-être même une paire de bas tricotés. Elle en était tout heureuse!

J’avoue avoir un faible pour les lumières de Nowell. Et si je vous disais que j’aime la luminosité qu’elles créent à mon retour du travail, vous me croiriez? Eh bien, c’est le cas! Tout en aimant bien l’hiver, la noirceur persistante matin et soir engourdit nos élans.

C’est bien ça Nowell. Je ne m’adapterai donc jamais, car pour ce Noël, je persiste à mettre sur la liste mon plus grand souhait, la paix dans le monde, ce à quoi mes enfants se moqueront. Une autre idée de mes années hippies diront-ils. Mais à bien manger, là je les ai… trop sans aucun doute, mais en famille!

Joyeux Noël !

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