Volume 27 Numéro 13 Le 3 mars 2010

Chronique Claudie ? Occasions en or


J’écris ce billet à la suite de la belle victoire de l’équipe Canada, dans le cadre des Jeux olympiques, victoire qui nous a valu la médaille d’or au hockey!

Je n’étais pas la seule au pays à avoir les émotions à fleur de peau. Il n’y a pas à dire, nos jeunes joueurs nous ont tenus en haleine pendant tout le match.

Cette victoire clame haut et fort la fierté des Canadiens. Partout au pays la population se réjouissait dans les rues, dans les bars, dans nos salons.

Ces jeux ont vraiment capté mon attention et celle de plusieurs dans mon entourage. Tout au cours des compétitions, je me suis plongée dans la lecture des pages sportives (que je ne fais à peu près pas habituellement) ou à suivre le déroulement des jeux à la télé.

J’ai appris à connaître les athlètes et surtout à reconnaître leurs efforts constants pendant plusieurs années pour se rendre aux Olympiques.

Ils y ont mis tout leur c’ur. Alors, lorsqu’une jeune athlète, tout en larme, car elle n’a pas réussi sa compétition, est foudroyée, je la comprends.

Toutefois, elle ne doit pas croire, comme elle l’a laissé entendre, qu’elle a laissé tomber son pays. Bien au contraire. Elle a loyalement tout donné pour l’honneur de son pays. Et, nous lui en sommes fort reconnaissants.

En parlant d’honneur, c’est bien la petite Joannie qui a fait fondre le c’ur de tous les Canadiens dans les derniers jours. Nous voulions sa réussite à tout prix en guise de baume pour apaiser sa souffrance. Elle a choisi de représenter le Canada avec courage alors que le deuil du décès de sa mère était mis en attente.

Collectivement, d’un bout à l’autre du pays, nous lui disions: Vas-y championne, ta mère serait tellement fière. Sa médaille représente à la fois la joie et la tristesse d’un grand moment dans la vie de Joannie

Nous avons joui de quatorze occasions en or pour proclamer notre patriotisme. À la levée du drapeau canadien, je chantais notre hymne national dans mon salon avec autant d’ardeur que les spectateurs. Nous ressentions notre fierté, notre appartenance dans « nos tripes ».

C’était une bonne excuse pour exprimer nos émotions!

Un petit bémol. Un coup plate pour les championnes du hockey olympien. Une simple escapade qui relève de l’espièglerie leur a valu des remontrances de la part des instances officielles et des tons plutôt cinglants de la part des médias.

Ils ont choisi de faire toute une histoire de cette petite digression plutôt que de mettre en valeur l’engagement de ces femmes qui ont hautement contribué au succès du Canada lors de ces Jeux olympiques. On ne parle pas de leurs efforts indéfectibles pour obtenir une médaille d’or.

D’ailleurs, je dois vous avouer qu’il y a quelque chose qui me chicote? En admettant que ce soient les gars qui auraient agi ainsi, en aurions-nous fait tout un plat? Aurait-on exigé des excuses auprès du comité officiel’

Personne ne peut le dire, quoique? Je garde un merveilleux souvenir de ces femmes enlacées l’une contre l’autre pour accueillir la victoire en unisson.

Ce fut de très beaux jeux! Nous nous sommes tous tenus ensemble? et après 16 jours d’exploits et de divertissement de calibre international, nous passons déjà au mois de mars!

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