Volume 27 Numéro 21 Le 7 juillet 2010

Chronique Claudie: Réflexions d’un dimanche matin


Mon Dieu! La journée est si lente et si paresseuse que ça ne me tente guère de m’installer à l’ordi et d’écrire mon billet habituel. C’est un beau dimanche d’été de juillet, idéal pour les avides de golf, de plages et de bateaux; pour les exploitants de fermes qui se rattrapent dans les foins; pour les lectures d’été.

Ah! Voilà comment je peux commencer ma journée, à parcourir les journaux négligés au cours de la semaine. Je lis surtout les grandes lignes et les pages culturelles.

Un titre accroche mon attention:
« Les végétariens sont-ils plus heureux que les autres' »

Ah bon!

Tout d’abord, j’ai bien ri. Après tout, connaissez-vous quelqu’un qui n’est pas heureux lorsqu’il mord dans la viande bien grillée ou apprêtée à une sauce voluptueuse? J’aime bien le tofu, mais ça prend tout un lot de créativité pour que le résultat du mets tofu arrive à la hauteur du boeuf AAA.

Je sais bien qu’il y a toute une controverse entourant l’élevage du boeuf, entre autres, l’étendue de terres que l’élevage requiert et les forêts, si indispensables à l’équilibre environnemental, que l’industrie bovine s’approprie pour les convertir en pâturage.

Comme consommateur de boeuf, j’encourage cette industrie. Toutefois, j’appuie aussi le producteur de boeuf local. Oh la la! Que c’est difficile d’être consommateur!

Mais revenons aux végétariens « plus heureux ». L’article indique que le sondage a été mené auprès d’une communauté religieuse qui se nomme Avantistes du 7e jour aux États-Unis.

Je me questionne sur la pertinence du végétarisme comme élément contributeur au bonheur. Je ne vois pas comment le végétarien peut être plus heureux que moi-même lorsque je mange mes petites boulettes italiennes farcies au fromage feta et parfumées au romarin et à la sauge, nappées d’une sauce de tomates fraîches du jardin.

Le style de vie compte, la perception de la vie compte, la spiritualité compte à quérir le bonheur. Si cette étude était menée auprès d’un groupe plus éclectique que les Avantistes, les données seraient sûrement différentes.

Cela nous mène à la grande question éthique: C’est quoi être heureux?

Est-ce avoir beaucoup de plaisirs et de biens qui nous rendent heureux momentanément, donc belle vie, ou est-ce avoir une bonne vie?

Le temps file. Il est temps de faire ma petite promenade du dimanche matin, celle qui me mène à réfléchir sur mes bonnes et moins bonnes actions de la semaine. À vrai dire, après quelques kilomètres de marche, ma randonnée se transforme en rendez-vous avec ma conscience?

Mmm! Qu’aura-t-elle à me souligner au sujet des végétariens plus heureux que les autres’ Serais-je un peu envieuse? Pas assez pour m’empêcher de mordre dans mon steak BBQ ce soir ? en portion santé, tout de même!!!

Bon été!

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