Volume 27 Numéro 19 Le 3 juin 2010

Chronique Claudie: Un week-end à la campagne

Par Claudie


J’ai eu l’honneur de recevoir de la grande visite, le week-end dernier. À vrai dire, elle n’était pas tellement grande sur patte, mais d’une candeur absolument irrésistible. Gabrielle, ma petite nièce âgée de neuf ans, a passé un week-end à la campagne avec tante Claudie.

J’avais mis au programme de jardiner, de planter les fleurs et de semer le jardin comme activité de loisirs.

Comme Gabrielle est une petite fille de la ville, elle n’a pas souvent l’occasion de se mettre les mains dans la terre.

Alors, tout un monde s’est ouvert à elle en commençant par le fumier composté et les multiples vers de terre.
– Yuuuuucccckkkkk, tante Claudie, c’est tout gluant. Pourquoi, il y a des vers de terre?
– Ils sont très importants pour le sol; c’est même un indicateur que le sol est en santé.

Ricanement.

– Bien non, tante Claudie, ce n’est pas une personne. La terre ne peut pas être en santé.
– D’accord. Disons d’abord que le sol a la capacité de bien nourrir les plantes.

Autre ricanement.

– C’est drôle de penser comme ça.
– Comment penses-tu que ça marche toi? Qu’est-ce que tu penses que les plantes ont besoin pour produire des fleurs ou des légumes’
– J’sais-tu moi!

Quoique Gabrielle ne soit jamais à court de mots, cette fois, elle est demeurée muette. Elle a plutôt opté pour changer le sujet de la conversation.

– C’est quoi les gros boutons sur la plante?
– Eh bien ma fouine, ça ce sont les bourgeons de la plante qui se nomme pivoine. C’est une plante vivace qui veut dire que cette plante est tolérante à nos hivers et qu’elle reprend vie après l’hiver.
– Sans dodo?
– Sans dodo.

Le week-end a été ponctué de c’est quoi et de pourquoi.

J’avais oublié que les enfants de son âge sont intéressés à tout dans leur petit univers et dans toutes ses formes.

Malgré les nombreuses questions et les fréquentes collations, nous avons réussi à réaliser plusieurs tâches de la longue liste printanière.

Il y a avait un temps où les citadins avaient de la famille qui habitait en milieu rural. Ceci faisait en sorte qu’ils avaient de plus justes connaissances de ce qui se passe en dehors de la ville en raison des échanges qu’ils avaient avec ce lien familial.

Mon petit week-end avec Gabrielle m’a permis de voir à quel point il y a un écart entre les deux mondes. De là l’importance de week-end comme l’Agritour pour mieux faire connaître les valeurs rurales.

Après la grande journée en plein air, la petite n’en menait pas large.
– Allons sur le sofa, tante Claudie, pour djidjérer?
– Pardon’
– Djidjérer!

Ricanement.

– Je le savais que cela te ferait rire; c’est pour cela que je l’ai dit!
– Oui, ma fouine djidjérons.

Alors que sa tête s’est accotée sur mon épaule, ses beaux grands yeux se sont fermés. Elle s’endormait bien avant son heure habituelle.

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