Volume 26 Numéro 10 Le 14 janvier 2009

Chronique Claudie – Une nouvelle année


Il faisait tellement beau hier soir, lorsque j’ai enfilé mes raquettes pour prendre une petite randonnée avec Pitchoune (ma chienne de race bouvier). J’ai fait comme la plupart d’entre nous en début d’une nouvelle année, et j’ai pris une résolution qui tiendra sûrement aussi longtemps que les autres (hum, hum). J’ai opté de marcher plus souvent avec ma belle chienne.

Il y avait belle lurette que je n’avais pas fait de la raquette à la clarté de la lune. Il est beaucoup plus facile de se donner une bonne raison à ne pas le faire. Il fait trop froid, trop fatigué, je dois, je dois, je dois’ m’écraser dans le sofa et pitonner entre annonces publicitaires et émissions. L’un n’empêche pas l’autre.

Outre le glissement des raquettes, l’effondrement de l’épaisse couverture de neige et l’essoufflement de Pitchoune, il n’y avait aucun autre bruit qui aurait pu écorcher la quiétude de cette nuit de janvier.

Janvier, ce mois qui nous encabane et qui nous tient à chauffer le poêle et à planifier quelques sorties pour passer le temps, ou plutôt passer l’hiver sans trop le maudire. Jadis, on pouvait dire aussi « tuer le temps ». Mais, c’est un peu fort.

Le mois de décembre nous ayant bien essoufflés, nous permet d’apprécier ce calme et d’anticiper les prochaines tempêtes. Et celles dont je parle ne sont pas uniquement celles de Dame blanche qui se fait bien présente encore cette année. Je pense à conflit plutôt que sérénité, crises politiques et religieuses plutôt que la paix, toutes ces tempêtes nous rendant si bête en tant qu’être humain.

Oui, le mois de janvier est arrivé en trombe avec le conflit israélo-palestinien, la grève des employés d’OC Transpo de la ville d’Ottawa. J’ai beau lire, m’informer, penser, mais je n’arrive jamais à comprendre vraiment ce qui fait qu’à un moment donné, ça saute! Nous l’avons bien vu avec les tours à New York, le génocide du Rwanda.

Comme être humain, nous avons une grande capacité de vouloir et de pouvoir au-delà de nos convictions politiques et religieuses. Car ne sommes-nous pas citoyens d’un seul monde. Et pourtant, derrière les masques, se trament la corruption, l’injustice, la soif du pouvoir, l’aliénation, le désespoir, l’intransigeance, etc., etc.

Lors d’une émission radiophonique, un journaliste posait la question suivante : Est-ce que nous pouvons croire encore à la paix ? Cette question s’avère pour moi une des plus difficiles à répondre ayant été de la génération qui souhaitait la paix dans le monde et ayant participé aux manifestations pour changer l’establishment.

Qu’est-il arrivé de tout cela ?

Sous-adjacente à tous ces conflits, la religion est encore intrinsèquement liée à la politique. Le cycle se répète, et se répète. Quel moment historique lorsque Kennedy s’est publiquement identifié comme leader politique démocrate et non comme leader politique catholique !

Qu’est-il arrivé de cela?

C’est pleine lune ce soir, la marche avec Pitchoune saura bien éclaircir tous ces doutes. Et si, lorsqu’on se donne la main en se souhaitant une bonne année, cela voudrait dire « paix entre nous ».

Bonne année!

Claudie

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