Volume 27 Numéro 04 Le 7 octobre 2009

CIL 2009 et Exposition rurale Témiskaming: Mission accomplie!

Par Denis F. Bourdeau, président, L'Union des cultivateurs franco-ontariens


Mission accomplie! Beau travail les gars et les filles!

Le Concours international de labour (CIL) et Exposition rurale 2009 à Earlton fut un franc succès’ malgré que je n’ai jamais douté un seul instant des capacités des gens du Nord.

Il faut comprendre que certaines ressources sont plus éloignées, mais à les entendre, les distances « comptent pas ».

Qu’est-ce que j’étais fier de voir l’affichage en français et la plupart des exposants étaient bilingues, ce qui créait une atmosphère vraiment conviviale de chez nous.

J’adresse donc mes félicitations aux organisateurs et plus personnellement à M. Albert Gauthier, administrateur de l’Union des cultivateurs franco-ontariens et l’un des grands organisateurs du CIL 2009.

Et un grand merci aux employés de l’Union et de l’Agricom, qui ont su si bien garder notre kiosque et fait connaître notre journal Agricom et l’Union, à ceux et celles qui voulaient bien l’entendre.

À mon arrivée le jeudi après-midi, je décidai de me promener à travers les rangs de cette merveilleuse région du Témiskaming ontarien. Je fus agréablement surpris par l’abondance des récoltes, des prairies de blé et de canola à n’en plus finir et même du maïs mûr prêt à être ensilé. Des grandes fermes laitières, très propres, reflètent le potentiel et la prospérité du Nord.

J’en ai aussi profité, tant qu’à y être, pour rendre visite à la succursale d’Earlton de la Coopérative régionale de Nipissing-Sudbury. La coopérative agricole dessert cette vaste région en intrants mais aussi offre les services d’élévateurs et d’entreposage des grains, auxquels se sont ajoutés deux nouveaux silos cette année. Un signe probant de l’augmentation des rendements et des superficies en grandes cultures au Témiskaming.

Vive les vacances !
Durant les deux premières semaines de septembre, je me suis déplacé en Europe, plus spécifiquement en Italie et en Grèce. Ces régions, cette année, ont connu des chaleurs intenses accompagnées d’une quantité normale de pluie, ce qui a produit des récoltes abondantes aux dires des producteurs et déjà toutes ces récoltes étaient déjà engrangées.

J’ai pu goûter justement au fruit de ces abondantes récoltes passées’ le vin. Et quelle variété et quel choix extraordinaire ! Et quel plaisir les déguster !

Les vignobles sont les principaux producteurs de certaines régions, puisque les vignes poussent dans des sols assez arides. Par exemple, l’île grecque de Santorin est formée par un volcan. La surface du sol est constituée de gravier et de cendre d’origine volcanique, et il y pleut très peu. L’île est recouverte de vignes et on y produit un vin très spécifique.

Comment faire la mise en marché d’autant de vin et comment écouler un si grand inventaire sur le continent ? C’est simple ! En employant la formule d’entraide entre agriculteurs, qu’ici on appelle « coopérative ».

Et ça marche ! On réussit à exporter tout le vin et par le fait même, on maintient une qualité de vie aux agriculteurs de l’île et à ses résidants.

J’ai vraiment apprécié le voyage au point où des fois je me demandais qu’est-ce qui peut bien pousser les Grecs à émigrer en Amérique, laissant derrière eux un aussi beau paysage doté d’un climat idéal ?

N’empêche, je ne déménagerais pas par là, soyez-en rassurés. Trop de monde entassé, pour mon goût. C’est vraiment agréable d’y prendre des vacances, une chose qu’on ne fait pas assez souvent en agriculture. En plus de « changer le mal de place », ça instruit beaucoup.

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