Volume 27 Numéro 06 Le 4 novembre 2009

CIL 2009 : La fierté d’un village du Nord-Est de l’Ontario

Par Dominic Léveillé, collaboration spéciale


Un événement de très grande envergure a eu lieu dernièrement à Earlton, mon village natal d’environ 1250 habitants dans le Nord-Est de l’Ontario. En effet, du 22 au 26 septembre, ce village a été l’hôte du Concours international de labour (CIL).

Les visiteurs ont été chaleureusement accueillis grâce à la participation de nombreux bénévoles.

Cet événement a marqué la majorité des habitants d’Earlton et a sans doute laissé d’inoubliables souvenirs pour plusieurs participants.

Un concours bien spectaculaire
Le Concours international de labour fut très spécial cette année. Ce fut le premier à être complètement bilingue, en plus d’être le premier à être situé aussi loin au nord de l’Ontario. L’an dernier, le CIL avait lieu à Teeswater et ils ont eu un total de 94 000 visiteurs.

Cette année, les organisateurs s’attendaient à recevoir environ 70 000 personnes du fait qu’Earlton est situé au nord de la province où la population est moins grande. Malgré les facteurs de population et de distance, 80 000 visiteurs se sont présentés.

Quelle belle fierté pour mon village!

Onze tentes commerciales, quatre stades pour spectacles et environ 400 kiosques furent montés pour l’événement. Nous comprenons maintenant pourquoi le CIL a été un si gros événement. Des visiteurs venaient d’aussi loin que l’Alberta et les États-Unis pour être de la partie.

Moi-même, j’ai voyagé 7 heures pour pouvoir y participer. Je me suis même absenté de mes cours pour pouvoir être là. Je ne voulais surtout pas manquer la fête du siècle à Earlton.

J’ai été très satisfait de voir que la majorité des habitants d’Earlton avaient décoré la cour de leur maison. C’était vraiment quelque chose à voir! Des affiches du CIL étaient placardées partout et des décorations étaient visibles sur tous les coins de rue. « Les gens d’Earlton ont fait un effort spécial pour le CIL en décorant leur parterre. Nous avons accompli des choses que nous n’avions jamais vues dans un Concours international de labour », m’a expliqué Albert Gauthier, le vice-président du CIL.

Le village d’Earlton s’est définitivement donné une bonne image. L’image d’un beau petit village amical et surtout, bilingue et fier de l’être.

M. Gauthier est un fermier retraité qui se donne à fond pour sa communauté. Cette année, M. Gauthier occupait un poste qui n’avait jamais existé auparavant. Il était la police du coté francophone. Il avait comme responsabilité de s’assurer que tous les services étaient bilingues. Eh bien, M. Gauthier a bien accompli sa tâche.

De nombreux bénévoles portaient un macaron sur lequel était inscrit: « I speak English, Je parle français ». De plus, toutes les affiches publicitaires étaient bilingues. Les francophones ont été satisfaits du service francophone.

Je crois que le CIL d’Earlton a été une réussite pour plusieurs raisons. Premièrement, les nombreux bénévoles (plus de 1200) ont définitivement aidé à la réussite de ce projet. Que ce soit des bénévoles qui s’occupaient du stationnement, de la sécurité, de la rentrée au site, de la propreté du terrain, des tuyaux d’eau ou même de l’électricité, chacun mérite une bonne tape sur l’épaule.

Mais il ne faut surtout pas oublier les 52 comités organisateurs. Ce sont ces gens qui ont donné de leur temps à organiser le CIL et ils sont en grande partie responsables de la réussite du CIL.

Des hôtes hors pair!
François Rivard et Yolande Rivard étaient les hôtes du CIL, cette année. M. Rivard a dû changer les différentes cultures planifiées pour pouvoir recevoir les visiteurs du Concours sur sa terre.

En plus d’être hôte de l’événement du siècle, il s’est impliqué sur deux comités de préparation. Il s’occupait de louer des terres pour avoir assez d’espace pour l’événement et il installait des poteaux pour les labours. Lui et sa conjointe ont aussi siégé au comité de direction. Ils se sont préparés pour l’événement depuis plusieurs années, et ont travaillé de nombreuses heures pour s’assurer que le CIL soit parfait.

J’ai demandé à M. Rivard ce qu’a signifié le CIL pour lui. « Le Concours international de labour à Earlton signifie pour moi une représentation du Nord. Nous avons prouvé que dans le Nord, nous sommes capables d’organiser un événement international. Nous avons sûrement prouvé aux visiteurs que la population d’Earlton et de la région est accueillante et bien organisée. C’était l’événement idéal pour nous faire connaître, ainsi que notre région qui est riche en agriculture ».

Pour reprendre les propos de M. Rivard, le Concours international de labour représente pour moi un événement idéal pour promouvoir l’agriculture dans la région du nord. Ça a aussi augmenté l’économie de notre petit village et des villes voisines. Peut-être même que certains visiteurs ont été tellement impressionnés par notre village, qu’ils décideront un jour de venir s’y installer.

Après l’obtention de mon diplôme en Technologie agricole à l’Université de Guelph-Campus d’Alfred, je planifie revenir dans ce petit village et prendre la relève à la ferme de mon père.

Je pense que le CIL d’Earlton aura une grande influence sur le bilinguisme des futurs CIL. Je pense aussi que les nombreuses décorations dans notre village seront une source d’inspiration pour les prochains organisateurs du Concours international de labour.

Et, je suis certain d’une chose, les gens se souviendront longtemps de notre beau petit village amical appelé Earlton.

Article écrit par Dominic Léveillé dans le cadre du cours de Communications au Campus d’Alfred.

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