Volume 30 Numéro 15 Le 12 avril 2013

Connaître ses arbres, le premier vers la durabilité de nos forêts


Photo I Lessard

Par Jean-Claude Havard


Ce qui fait la richesse de la forêt, c’est la variété des espèces qu’on y trouve : variété des arbres, des arbustes, des plantes de sous-bois et de la faune. La biodiversité assure l’équilibre et la santé de l’écosystème, donc sa survie à long terme et le maintien de ses fonctions vitales pour la société.

Lors d’un atelier présenté par Boisés Est, Pascal Samson, biologiste et enseignant en foresterie à La Cité collégiale, rappelait les grands principes de la biodiversité et son importance critique pour la faune et la vigueur de nos forêts.

Le samedi 16 mars, Jeanne Drouin et Pierre Soucy, tous deux propriétaires de boisé, revenaient sur les principes de la reconnaissance des arbres feuillus quand ils n’ont pas de feuilles. Ils ont expliqué comment utiliser les clés d’identification que l’on trouve dans les manuels, et donné des d’indices basés sur une observation attentive des arbres : disposition des rameaux, caractéristiques de l’écorce, ainsi que la forme et la position des bourgeons.

Comme l’expliquait Pierre Soucy, reconnaître un arbre n’est pas bien compliqué, mais cela demande une bonne pratique. Trouvez-vous un bon manuel de référence comme Les arbres du Canada (autres références à www.boisesest.ca ou 613-673-3089). Observez l’arbre que vous voulez identifier; notez son écorce, l’aspect du tronc et la disposition des branches, puis cueillez quelques rameaux et rapportez-les à la maison pour les examiner bien au chaud avec votre manuel. C’est aussi la meilleure façon de distinguer, par exemple, l’érable à sucre de l’érable rouge, le chêne à gros fruits du chêne rouge, ou le bouleau blanc du bouleau gris ou du bouleau jaune. Avec de la pratique, on s’y retrouve et on peut s’attaquer aux espèces moins courantes.

Pourquoi faire l’effort de reconnaître les arbres ? Pour le propriétaire d’un boisé, c’est indispensable puisque la bonne gestion du boisé repose sur une bonne connaissance des arbres et autres espèces qu’il contient. On peut entailler des bouleaux et même des tilleuls, paraît-il, mais, pour produire du sirop d’érable, il vaut mieux s’en tenir aux érables… tout en évitant les érables Giguère. De plus, quand on connaît ses arbres, on peut se renseigner sur les propriétés de leur bois, leurs conditions de croissance, leur intérêt pour la faune et les produits qu’ils peuvent offrir pour notre santé. Mieux on les connaît, mieux on est à même d’apprécier leur importance.

Où que l’on habite, on a besoin d’une forêt saine et vigoureuse. Pour avoir le goût de la protéger, il faut apprendre à la connaître.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *