Volume 26 Numéro 16 Le 15 avril 2009

Coupe à blanc dans Prescott-Russell: Il faut mieux sensibiliser et informer

Par Pierre-Alain Blais, rédacteur en chef


Comment prévenir les coupes à blanc abusives dans l’Est ontarien ?
La question a été au centre d’un débat lors du récent colloque sur la protection du couvert forestier, au Campus d’Alfred au début d’avril.

Plusieurs résidants se sont succédés au micro demandant comment il se pouvait qu’on puisse encore faucher à blanc des boisés, notamment dans des terrains en pente et près d’un cours d’eau, au vu et su de tout le monde par-dessus le marché.

Ils faisaient référence à une coupe à blanc de plusieurs acres qu’un nouveau propriétaire a fait faire lors de la construction d’une maison dans Hawkesbury Est. Une plaie sur le paysage qui est même visible depuis l’autre côté de la rivière des Outaouais.

Les officiels et les élus ont concédé qu’il n’y avait pas, actuellement, de règlement qui aurait pu empêcher la coupe abusive des arbres dans les comtés unis, à moins que le boisé fasse partie d’une forêt au statut d’importance ou à l’intérieur des limites de Clarence-Rockland, où il y a un règlement sur la coupe des arbres.

Le maire de Hawkesbury Est, Robert Kirby, a commenté qu’il n’aimait pas du tout la situation, mais que les circonstances actuelles sa municipalité n’avait pas pu intervenir et ne pouvait même pas obliger le reboisement du terrain.

Il y avait un consensus palpable parmi les participants durant le forum de discussion: tous s’entendaient pour demander à ce qu’on informe mieux les nouveaux arrivants dans les comtés, en particulier, ceux qui s’achètent de grandes propriétés boisées.

De nombreux services et de nombreuses associations leur sont disponibles afin de gérer les boisés qu’ils achètent et même bénéficier de rabais de taxe foncière lorsqu’un plan de gestion est mis en oeuvre.

Il est facile de tomber dans le piège des marchands de bois qui font miroiter des dollars faciles, si on leur laisse prendre les (plus beaux) arbres qu’ils veulent, surtout quand le nouveau propriétaire s’y connaît peu et est sans doute tout absorbé aux détails de la construction de la résidence.

Certains ont suggéré qu’une lettre de bienvenue aux nouveaux propriétaires de boisés soit accompagnée d’un petit dépliant énumérant les divers services et associations où trouver de l’aide, non seulement en aménagement forestier.

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