Volume 30 Numéro 18 Le 24 mai 2013

Coupes d’emplois en agriculture


Photo I Lessard

Par Isabelle Lessard, journaliste


L’institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) accuse le gouvernement Harper de nuire à la compétitivité du pays en matière d’agriculture. Quelque 1283 employés d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et des centaines d’autres de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et de la Commission canadienne des grains ont été informés le 9 mai que leur poste pourrait être coupé.

Chez AAC, personne n’a voulu confirmer le nombre d’employés qui perdront leur travail, « par respect pour la vie privée de nos employés », a commenté le porte-parole du ministère, Patrick Girard.

«  Il est difficile à faire état du montant exact d’employés à retrancher jusqu’à ce que tous les processus soient complétés, en raison de retraites, alternations, et autres options disponibles aux employés affectés », s’est-il contenté de commenter au sujet du nombre de coupes.

Ce dernier a toutefois spécifié que « les réductions des effectifs auront lieu majoritairement dans la région de la capitale nationale ».

De fait, selon les chiffres fournis par l’Alliance de la Fonction publique du Canada et l’IPFPC, ce dernier réaménagement des effectifs toucherait 548 employés d’AAC dans la région d’Ottawa-Gatineau et l’ensemble de la province de l’Ontario. Ceux-ci s’ajoutent aux 563 employés des prairies canadiennes, 63 du Québec, 56 de l’Atlantique et 53 de la Colombie-Britannique.

Selon l’IPFPC, ce sont la direction générale des sciences et de la technologie et la direction générale des services à l’industrie et aux marchés qui souffriront le plus de ces dernières coupes.

Parmi leurs 350 membres affectés, 144 agents de commerce perdront leur emploi, auxquels s’ajoutent 79 scientifiques, 76 spécialistes de la technologie de l’information, 29 ingénieurs, 14 biologistes, cinq directeurs de recherche et trois agents d’approvisionnement.

Il s’agit du deuxième coup dur qu’encaissent les employés d’AAC en moins d’un an. En 2012, les coupures de 150 emplois auxquelles avait procédé le gouvernement conservateur avaient forcé la fermeture du Centre de recherches sur les céréales de Winnipeg, selon l’Institut.

731 autres emplois touchés
À l’Agence canadienne d’inspection des aliments, ce sont 480 employés qui seront remerciés de leurs services, dont près de la moitié travaillent dans la région de la capitale nationale ou dans la province de l’Ontario.

La Commission canadienne des grains elle non plus n’y échappera pas; 251 employés, dont 44 œuvrant en Ontario seront privés de leur emploi actuel.

« Qu’est-ce qui justifie ces compressions, se demande encore Gary Corbett, président et administrateur en chef à l’Institut. En plus de menacer notre compétitivité nationale, elles nuisent directement à l’une des principales activités économiques du Canada : la production alimentaire. »

« Nous continuons de rechercher les façons les plus efficaces et les moins coûteuses de servir les Canadiens pour que la plus grande part possible du budget général d’AAC soit consacrée directement aux producteurs et au secteur agricole », a mentionné à Agricom le porte-parole du ministère fédéral, M. Girard.

«  […] nous continuons de transformer notre mode de fonctionnement pour réaliser notre mandat et assurer la prospérité des agriculteurs et du secteur agricole », a-t-il ajouté.

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