Volume 25 Numéro 20 Le 18 juin 2008

Crise alimentaire: un effet positif?

Par Simon Durand, directeur général, L'Union des cultivateurs franco-ontariens


Le 6 juin dernier à Rome, se terminait le sommet de la FAO sur la flambée des prix alimentaires. De ce sommet, une grande conclusion est ressortie: « il y a nécessité d’accroître l’aide aux pays en développement, en particulier les pays les moins avancés et ceux qui sont le plus touchés par la hausse des prix. »

L’objectif adopté à l’unanimité est de permettre à ces pays d’accroître leur production agricole.

Est-ce que la crise alimentaire mondiale que nous vivons serait en train de faire réaliser au monde la nécessité et l’importance des agriculteurs et l’importance d’avoir partout dans le monde une agriculture vivante et forte?

Il semblerait que oui !

S’il est vrai que la hausse des prix des denrées alimentaires aggrave l’insécurité alimentaire et crée des tensions sociales, cette situation d’urgence crée un contexte où « il est temps de relancer l’agriculture, une opportunité que la communauté internationale ne doit pas rater », affirme M. Jacques Diouf, directeur général de la FAO.

« La hausse des prix des produits alimentaires de base nécessite une approche à deux niveaux: d’une part des politiques et des programmes pour soutenir les millions de pauvres dont les moyens d’existence sont menacés et, d’autre part, des mesures pour aider les agriculteurs du monde en développement à tirer profit de la nouvelle situation. »

Il y a longtemps que la population, surtout urbaine, n’avait pas réalisé le rôle crucial que les agriculteurs jouent dans la société.

Le consommateur s’était habitué à une épicerie pleine de produits frais et variés et abordables.

Qui plus est, pas plus loin que la semaine dernière avec les tomates contaminées, les consommateurs réalisent l’importance d’avoir des produits alimentaires sains et que ce sont les producteurs qui sont garants de cet approvisionnement.

En espérant que la crise actuelle n’ait pas trop d’impact sur les populations les plus démunies et qu’elle amène des opportunités de développement durable à l’agriculture et que les producteurs puissent tirer le juste fruit de leur labeur.

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