Volume 32 Numéro 03 Le 26 septembre 2014

Culture du ginseng : à la recherche de solutions


Josianne Haspeck

Par Josianne Haspeck
Collaboratrice
info@journalagricom.ca


L’industrie du ginseng fait face à plusieurs défis. L’annonce d’un investissement de plus de 400 000 $ par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO) souffle un vent d’espoir sur les producteurs, mais rien n’est gagné.

Cultivé en Ontario depuis les années 1890, le ginseng est surtout exporté à Hong Kong. Il s’agit d’une plante difficile à cultiver en raison de sa vulnérabilité à plusieurs maladies agressives pouvant réduire considérablement son rendement si elles ne sont pas gérées rigoureusement.

Le spécialiste du ginseng et des herbes médicinales au MAAARO, Sean Westerveld, indique que le coût de production s’élève à plus de 70 000 $ l’acre. « Les prix du ginseng sont très variables et ont été inférieurs à son coût de production pendant plusieurs années, affirme-t-il. Outre un régime pilote pour les parcelles dont les jeunes pousses ont été endommagées, il n’existe pas de régime d’assurance récolte pour le ginseng. Le risque encouru par les producteurs de ginseng est donc très élevé. »

Les problèmes de culture concernant le ginseng concernent notamment les maladies de replantation. Le ginseng est habituellement cultivé pendant trois à quatre ans et une seconde culture ne peut habituellement pas pousser sur la même terre après la récolte de la première culture en raison des risques de maladie de replantation qui n’affecte que cette plante.

« Les cultivateurs ont essayé de replanter du ginseng des décennies plus tard, sans succès ou avec un succès limité, précise le spécialiste. Sans une solution à la maladie de replantation, ce secteur en viendra à manquer de terres appropriées à la culture du ginseng. Il pourrait en résulter une baisse importante dans ce secteur. On a besoin de recherches sur les méthodes visant à réduire les incidences de la maladie de replantation sur cette culture. »

Selon M. Westerveld, les superficies de ginseng sont relativement stables depuis 15 à 20 ans. Même si le champ peut être réutilisé pour d’autres cultures, ceux qui conviennent à la culture du ginseng deviennent rares, obligeant certains cultivateurs à parcourir de longues distances – plus d’une heure de route – entre leur ferme et leurs champs.

« Les prix de location des terres augmentent pour les terres de bonne qualité. Il existe des régions où il n’y a plus de terres appropriées disponibles, mais on ignore dans combien de temps elles seront épuisées », ajoute-t-il. « Nous avons besoin de résoudre les problèmes de replantation ou trouver de nouvelles terres », confirme Darrell Slaght, petit producteur de ginseng à La Salette.

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