Volume 30 Numéro 13 Le 15 mars 2013

Débat sur la gestion de l’offre

Isabelle Lessard

Par Isabelle Lessard
Rédactrice en chef
redaction@journalagricom.ca


Cinquante ans après son implantation au Canada, le système de gestion de l’offre n’a pas fini de faire couler de l’encre, ni de faire parler. Il sera d’ailleurs le sujet d’un débat entre différents acteurs très impliqués dans le milieu agricole, le 28 mars prochain, entre 19h30 et 21h, à l’aréna de St-Isidore.

 

L’événement organisé par l’Association fédérale libérale de Glengarry Prescott Russell réunira quatre joueurs clés des secteurs industriels encadrés par la gestion de l’offre. L’ancien président de l’Office canadien de commercialisation des œufs et producteur, Laurent Souligny, le vice-président des Producteurs laitiers du Canada, Ron Versteeg, la spécialiste en agroalimentaire et lobbyiste, Cathy Jo Noble, et le négociateur en ententes internationales, Peter Clark, s’exprimeront sur les avantages et les inconvénients d’un tel système, tant pour les agriculteurs eux-mêmes que pour les marchés.

 

À ce jour, la production d’œufs, de lait, de poulets et de dindons sont assujettis à cette mesure qui prévoit des quotas de production, ainsi qu’un contrôle des prix et des importations.

 

Rappelons que le système de gestion de l’offre a été introduit au Canada dans les années 1960 afin de répondre à certaines préoccupations des agriculteurs. Son implantation devait permettre entre autres de procurer aux agriculteurs un revenu stable, leur permettant ainsi d’investir dans l’innovation et le gain d’efficacité. De plus, les fermiers dont les productions étaient assujetties à la gestion de l’offre devaient cesser de dépendre des subventions gouvernementales. Finalement, l’industrie et les consommateurs avaient manifesté leur besoin de pourvoir compter sur des aliments sécuritaires de haute qualité et produits localement.

 

Bien que le Canada aient ratifié de nombreux accords commerciaux avec différents pays, ce système a tenu le coup jusqu’à ce jour. Mais le nombre d’opposants semblent avoir augmenté depuis les récentes négociations avec l’Union européenne et les pays du Pacifique.

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