Décès de Noble Villeneuve


Photo Facebook en souvenir de M. Noble Villeneuve décédé dans la nuit du 28 février au 1er mars. Noble Villeneuve en 1983 avec son père alors qu'il vient de remportes ses élections.

Par Chantal Quirion


Sur la scène politique  de 1983 à 1999, le Franco-Ontarien Noble Villeneuve s’est éteint à l’âge de 79 ans. La nouvelle a été publiée sur Facebook par sa fille Roxane, dans la nuit du 28 février au 1er mars.

« Ce soir, nous avons perdu l’un des plus grands hommes que je connaisse », commentait Mme Villeneuve-Robertson, qui à l’instar de son père,  a représenté le Parti progressiste-conservateur.

Noble Villeneuve a conservé son titre de député pendant 16 ans consécutifs dans la circonscription de Stormont-Dundas-Glengarry et Grenville-Est. Nommé ministre de l’Alimentation et des Affaires rurales sous le gouvernement de Mike Harris,  il occupait aussi le siège de ministre délégué aux Affaires francophones, fonctions qu’il a remplies pendant son dernier terme.

Pierre Glaude alors secrétaire-général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), se remémore un homme complètement dédié à sa cause.

« De tous les ministres de l’agriculture que j’ai connu, il a été de loin celui le plus proche des agriculteurs. Son dévouement et sa conviction envers les agriculteurs, en particulier les francophones étaient inconditionnels.   Je n’hésite pas à dire qu’il a servi de paratonnerre pour le Collège d’Alfred.  C’est lui qui à deux reprises,  directement et indirectement a sauvé le Collège.  Je ne sais plus combien de fois il y a eu menace de fermeture, mais on n’a jamais touché Collège d’Alfred tant que Noble a été là. Ça en dit long », commente M. Glaude.

Lors de la crise du verglas, l’intervention du ministre Villeneuve a été particulièrement appréciée, se souvient encore l’ancien secrétaire général.

« Il a fait beaucoup pour aller chercher des compensations pour les agriculteurs et c’est arrivé très rapidement.  Il a réussi à arracher ça. Cela montre aussi une certaine puissance. »

Simple et accessible, Noble Villeneuve ne correspond pas à l’image typique que l’on se fait d’un politicien estime Pierre Glaude en racontant une anecdote :

« Un jour que j’étais à Toronto je l’ai appelé pour le rencontrer. Il m’a dit que son emploi du temps était rempli puis il a eu une idée. Il m’a invité dans sa voiture pour discuter du dossier entre deux déplacements, puis il m’a déposé en me disant : Ne t’inquiètes pas Pierre, je vais m’en occuper. »

« J’ai appris son décès ce matin et ma première réaction a été que les gens de la ville pour plusieurs en tout cas ne le connaissaient pas comme les gens du milieu rural. Je n’ai jamais entendu un agriculteur parler contre lui. Plusieurs l’associent à l’Hôpital Montfort parce qu’il ne s’est pas immiscé dans le dossier lorsque Mike Harris a voulu le fermer, mais je pense que s’il l’avait fait il aurait été obligé de démissionner et cela n’aurait pas servi plus la cause des francophones et nous, on a conservé le Collège d’Alfred. Mais cela, c’est mon analyse personnelle », conclut M. Glaude.

D’autres organismes ont réagi à la nouvelle dont l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) qui a entre autres, applaudi le rôle joué par M. Villeneuve dans la création des 12 conseils scolaires de langue française en 1997.

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