Volume 30 Numéro 16 Le 26 avril 2013

Démasquer les mauvaises herbes par leur ADN

André Dumont

Par André Dumont
Collaborateur
info@journalagricom.ca


Une mauvaise herbe se pointe dans votre culture et vous n’arrivez pas la reconnaître. On vous dit d’attendre qu’elle atteigne la maturité avant de l’envoyer à un laboratoire pour identification. Entre-temps, elle envahit votre champ…

Cette situation malencontreuse pourra bientôt être évitée, grâce à une technologie permettant d’identifier les mauvaises herbes par leur ADN. Il suffira d’envoyer au laboratoire n’importe qu’elle tissu de la plante, peu importe son stade de développement.

À l’Université de Guelph, l’équipe du Dr Steven Newmaster a séquencé l’ADN de 330 mauvaises herbes présentes en agriculture et en agroforesterie, pour former l’Ontario Weed DNA Library (Bibliothèque d’ADN des mauvaises herbes).

Les agriculteurs pourront bientôt envoyer des échantillons de mauvaises herbes pour identification à frais modique au Canadian Centre for DNA Barcoding (le Centre canadien pour l’encodage d’ADN) à Guelph. Un échantillon pourra être identifié rapidement à l’aide de la technologie développée sur place, en lisant son ADN et en l’associant à l’une des mauvaises herbes dans la banque de données.

Cette façon de faire sera plus précise que la méthode taxonomique traditionnelle, qui requiert souvent des plants matures pour l’identification. Elle élimine aussi toute difficulté à identifier une mauvaise herbe à partir d’une plantule, d’une graine, ou d’un fragment retrouvé dans le grain récolté.

D’après Steven Newmaster, cette technologie permettra aux producteurs d’intervenir plus rapidement dans leurs champs, puisqu’on peut lire l’ADN sur des tissus d’une plante sans égard à son âge. Les producteurs pourront choisir le bon traitement et l’appliquer avant qu’une infestation ne survienne.

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