Volume 31 Numéro 12 Le 21 février 2014

DÉP : Le Canada a su bien protéger ses porcs selon un expert


Le virus se serait répandu plus rapidement si ce secteur agricole n'avait pas réagi adéquatement, selon un expert. Photo iStock

Par La Presse canadienne


Selon le directeur exécutif du Conseil canadien de la santé porcine, Robert Harding, un virus mortel, qui a fait son apparition dans plusieurs fermes porcines d’au moins deux provinces, se serait répandu plus rapidement si ce secteur agricole n’avait pas réagi adéquatement.

M. Harding avance que l’éclosion de diarrhée épidémique porcine (DÉP) aux États-Unis, en mai dernier, a donné une impulsion aux producteurs et aux gouvernements afin qu’ils améliorent les règles de biosécurité.

Cette semaine, un cas confirmé de DÉP a été rapporté à l’Île-du-Prince-Édouard et un autre au Manitoba. De plus, l’Ontario a ajouté deux autres fermes à sa liste des endroits où le virus a été détecté, portant le total à 21.

Robert Harding soutient que l’ajout de mesures – comme un meilleur nettoyage des camions utilisés pour le transport des bêtes – a permis de contrôler la propagation de la DÉP et de faire en sorte qu’il y a toujours relativement peu de cas au Canada.

Il est d’ailleurs encore persuadé de pouvoir « remporter la bataille » face au virus.

La diarrhée épidémique porcine ne pose pas de risques pour la santé humaine.

Cependant, le virus est hautement contagieux chez les animaux et il a déjà tué des millions de porcelets en sol américain.

Il s’est retrouvé au Canada, il y a moins d’un mois, dans une ferme du sud-ouest de l’Ontario.

M. Harding affirme qu’à ce stade-ci, il est impossible de dire avec certitude comment la diarrhée épidémique porcine a fait son apparition au pays.

Il précise, toutefois, qu’elle se répand souvent grâce aux déplacements des camions servant à transporter les porcs.

Ces véhicules font désormais l’objet d’un nettoyage minutieux avant de pouvoir se diriger vers les élevages porcins, car le virus peut se retrouver dans le lisier. En outre, les bottes et les vêtements, qui sont portés à l’extérieur des étables, ne peuvent être conservés par les employés lorsqu’ils entrent dans les fermes.

Les gouvernements provinciaux et fédéral travaillent actuellement de concert pour s’assurer que les règles de biosécurité plus sévères soient respectées et pour faire circuler l’information relative à ce problème de santé animale.

De son côté, l’Agence canadienne d’inspection des aliments autorise les vétérinaires à importer un vaccin d’urgence.

Robert Harding pense qu’à ce stade-ci, le plan de match est simple. À son avis, chaque province doit être de plus en plus déterminée à faire ce qu’elle peut pour éviter une propagation plus poussée de la DÉP.

Il dit que « chacun des cas est étudié [avec soin] dans le but de contenir et ensuite, d’éliminer la diarrhée épidémique porcine ».

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