Le 3 juillet 2002

Dépôt d’un projet de loi par le député Jean-Marc Lalonde Tenir les «grosses exploitations porcines» à distance


Le député libéral de Glengarry-Prescott-Russell, Jean-Marc Lalonde, prend les moyens pour ne pas que l’histoire du projet d’établissement d’une grande porcherie à Sarsfield d’un promoteur québécois se répète.

Le débuté Lalonde a déposé à l’Assemblée législative de l’Ontario, le 19 juin dernier, un projet de loi privé visant à contrôler spécifiquement les grosses exploitations porcines.

Le projet de loi numéro 110, s’il est adopté, obligerait les «grosses entreprises porcines» à être désignées entreprises industrielles pour l’application du plan officiel de la municipalité dans laquelle se situent ces exploitations. «Les opérations entourant les méga-porcheries ne sont pas des pratiques agricoles normales au sens de la Loi de 1998 sur la protection de l’agriculture et de la production alimentaire», a déclaré Jean-Marc Lalonde aux députés de l’Assemblée législative ontarienne.

Le député Lalonde a présenté ce projet de loi avant que le gouvernement conservateur n’adopte la Loi sur la gestion des éléments nutritifs. Cependant, les règlements entourant cette loi restent à être entérinés. «Les agriculteurs de ma circonscription sont inquiets. Ils ne connaissent pas encore quels seront les règlements qui accompagneront cette loi.

Ils sont inquiets aussi parce que les exploitants québécois de méga-porcheries envoient, tous les jours, des agents immobiliers qui offrent beaucoup d’argent pour des terres agricoles de premier choix pour établir leur méga-porcherie en Ontario», mentionne Jean-Marc Lalonde qui précise que pour les Québécois, il est alléchant de s’établir en Ontario puisqu’il n’y a aucune règle qui régit les méga-porcheries pour l’instant.

Ce dernier rappelle que le gouvernement du Québec prend les moyens pour protéger son environnement. Dernièrement, «le gouvernement du Québec a imposé un gel de deux ans sur toute nouvelle construction ou tout nouvel agrandissement de porcherie dans la province en raison des problèmes environnementaux», indique le député Lalonde.

Le projet de loi du député Lalonde définit comme étant méga-porcherie toute entreprise comprenant au moins 250 truies, 3000 porcelets sevrés ou 2500 porcs d’engraissage.

Du fumier du Québec en Ontario

Jean-Marc Lalonde presse le gouvernement d’agir : «J’ai appris que certains agriculteurs du Québec transportent maintenant par camion leur fumier dans l’Est de l’Ontario pour l’étendre sur les terres agricoles de ma circonscription. Ils procèdent ainsi puisque que le gouvernement du Québec a en place des règlements qui interdisent à ses agriculteurs d’épandre du fumier sur leur terre en raison de la quantité de phosphore que génèrent ces méga-exploitations», explique Jean-Marc Lalonde.

Le député provincial de Glengarry-Prescott-Russell a également mentionné que le temps commence à presser. «Nous avons besoin des règlements entourant la Loi sur la gestion des éléments nutritifs tout de suite. Il ne faut pas attendre que le gouvernement soit forcé de mettre un gel sur les activités agricoles de nos agriculteurs en raison de la trop grande pollution de notre aquifère causée par l’industrie des méga-porcheries», de conclure Jean-Marc Lalonde.

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