Économie et politique

Dépôt du rapport annuel 2000 de l’OCCO: L’organisme poursuit ses efforts pour amener les gens à consommer plus d’?ufs!

Par Étienne Alary
info.agricom@atreide.net


L’Office canadien de commercialisation des ?ufs (OCCO), un organisme corporatif indépendant créé en 1972, a présenté, il y a quelques semaines déjà, son 28e rapport annuel. Le rapport annuel confirme, aux dires du président de l’OCCO, Laurent Souligny, que l’année 2000 a été couronnée du succès. «Plusieurs progrès intéressants ont aidé l’Office dans son rôle de leadership à gérer l’approvisionnement d’?ufs au Canada», souligne M. Souligny. Le président de l’OCCO, qui est en poste depuis le mois de mars 2000, a eu fort à faire pour rééquilibrer l’organisme, après une année 1999 des plus turbulentes. «L’Office était sans ordonnance sur les contingents (les besoins en matière d’?ufs au palier national), attendant les résultats d’une audience devant un comité du Conseil national des produits agricoles (CNPA)», fait remarquer le producteur d’?ufs de StIsidore dans son rapport.

Le CNPA a finalement donné raison à l’OCCO mais «les plaintes logées par la Saskatchewan et le Manitoba ont révélé, comme l’indiquait également le comité du CNPA, la nécessité que l’Office élabore un plan à long terme pour les contingents», explique Laurent Souligny.

Ce fut fait à la fin de l’année 2000 et même si l’entente ne répond pas parfaitement aux attentes de tous, «nous prévoyons tout de même une période de croissance au cours de l’application de l’entente en 2001», avance M. Souligny.

Promouvoir les ?ufs et leurs bienfaits
Depuis quelques années, l’OCCO met beaucoup d’efforts et d’énergies pour promouvoir les bienfaits des ?ufs et cette initiative sera maintenue en 2001. En l’an 2000, l’Office a mis l’accent sur les publicités télévisées qui ont permis de présenter l’histoire des ?ufs. Des trousses publicitaires provinciales ont également été développées. Il ne faut pas oublier non plus la préparation de nouvelles recettes qui demeurent la pierre angulaire des activités de marketing de l’organisme. «Les livrets de recettes offrent aux consommateurs de nouvelles idées sur la façon d’utiliser les ?ufs dans leur repas. Les recettes encouragent les consommateurs à acheter des ?ufs lorsque le moment se présente, soit à l’épicerie», peut-on lire dans le rapport annuel de l’OCCO.

Pour le président de l’OCCO, ces efforts doivent être maintenus. «Un défi qui nous attend en 2001 est celui d’accroître la consommation d’?ufs au Canada afin d’assurer l’expansion de l’industrie. Nous devrons nous tourner vers nos programmes de marketing et de promotion pour assurer l’atteinte de cet objectif», mentionne Laurent Souligny en précisant que «l’expansion de ces programmes sera peut-être même nécessaire».

Nutrition: des nouvelles toujours meilleures
Afin de convaincre les consommateurs d’augmenter leur consommation d’?ufs, l’OCCO compte mettre l’accent sur ses programmes d’information au sujet de la nutrition. «Nous en apprenons tous les jours au sujet des attributs des ?ufs. De tous les aliments, ils contiennent les protéines de la plus haute qualité et regorgent de vitamines et de minéraux», est-il inscrit dans le rapport annuel de l’OCCO. Le rapport fait également mention que «l’objectif de l’OCCO est de s’assurer que les consommateurs et les professionnels de la santé qui la conseillent apprécient à juste titre la valeur des ?ufs dans le régime alimentaire.» Selon le directeur exécutif de l’Office canadien de commercialisation des ?ufs, David Clemons, «La recherche dans le domaine de la nutrition continue de monter, plus que jamais, les attributs positifs des ?ufs. Cette année, nous avons appris que certains microéléments qu’ils contiennent peuvent être importants au développement de l’activité cérébrale», indique M. Clemons.

La recherche, c’est l’avenir
De nos jours, le secteur de la recherche est essentiel pour le développement d’un organisme et l’OCCO ne fait pas exception à la règle. «La recherche est importante pour notre avenir et nous avons amorcé des discussions avec d’autres offices avicoles concernant la création d’un Conseil national sur la recherche avicole. Nous avons étudié plusieurs options en l’an 2000 et poursuivons toujours notre objectif de créer ce Conseil national en 2001», souligne le directeur exécutif de l’OCCO. Actuellement, la recherche au sein de l’industrie canadienne des ?ufs prend plusieurs formes : la recherche sur les pratiques de production, les attributs nutritifs des ?ufs et les meilleures façons de promouvoir les ?ufs auprès du public canadien. «Les objectifs sont de produire des ?ufs sécuritaires, d’accroître la rentabilité de l’industrie et de s’adonner aux meilleures pratiques d’élevage possibles», est-il inscrit dans le rapport annuel de l’OCCO.

Le rapport fait aussi mention que pour «chaque dollar investi dans la recherche ovocole, l’industrie agroalimentaire en tire un avantage d’environ 80 $». À noter qu’au cours de la dernière année, l’OCCO a maintenu un fonds pour la recherche dont le solde à la fin de l’année atteignait près de 2,3 millions de dollars. D’autres défis pour l’avenir! Depuis sa création en 1972, le programme national de gestion des approvisionnements a connu une multitude de succès. Les producteurs d’?ufs et les intervenants de tout le pays ont, au fil des ans, collaboré pour relever les défis et assurer l’avenir de l’industrie canadienne de la production d’?ufs. Que ce soit la réduction de la production pour mieux équilibrer l’offre et la demande vers le milieu des années 1970, l’élimination des craintes injustifiées au sujet du cholestérol alimentaire dans les années 1980 ou la relève des défis financiers attribuables aux fluctuations du marché au début des années 1990, l’OCCO et les offices provinciaux de commercialisation ont réussi dans leurs efforts pour le bien du programme national de gestion des approvisionnements.

Pour David Clemons, c’est au niveau de la sensibilisation des consommateurs que l’OCCO aura fort à faire. «Les consommateurs veulent en connaître davantage au sujet de l’agriculture et la façon dont les aliments sont produits. Nous devons donc continuer à suivre leur attitude à l’endroit des ?ufs et de l’agriculture en général afin d’assurer que les Canadiens aient confiance à l’endroit de notre produit», mentionne M. Clemons. Soulignons que l’OCCO à comme mission de fournir aux consommateurs canadiens les meilleurs ?ufs possibles aux meilleurs prix possibles, tout en veillant à ce que les producteurs reçoivent un juste revenu par rapport à la main d’oeuvre et à leurs investissements. L’OCCO chapeaute un vaste réseau de 1200 producteurs d’?ufs réglementés au pays, de transformateurs alimentaires et d’offices provinciaux de commercialisation des ?ufs.

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