Volume 26 Numéro 10 Le 14 janvier 2009

Des dossiers en développement à l’UCFO

Par Pierre-Alain Blais, rédacteur en chef


Plusieurs dossiers importants pour les membres de l’union des cultivateurs ont connu des développements au cours de la fin de l’année 2008, dont celui de la souveraineté alimentaire et celui d’une deuxième Maison familiale rurale (MFR) en Ontario.

D’abord, l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) pourrait bientôt joindre les rangs de la nouvelle Coalition pour la souveraineté alimentaire, qui rassemble des organisations québécoises, ontariennes et canadiennes.

Une résolution d’association au mouvement de souveraineté alimentaire sera vraisemblablement présentée aux membres de l’Union des cultivateurs, lors de leur prochaine assemblée générale annuelle, le jeudi 5 mars prochain. Les membres seront amenés « à voter contre la libéralisation à outrance des marchés proposée par l’Organisation mondiale du commerce », explique Simon Durand, directeur général à l’Union.

« Nous considérons que chaque peuple devrait être en mesure de définir sa propre politique agricole, affirme M. Durand. La production agricole est plus qu’une denrée commerciale, c’est un élément vital pour les populations. »

On sait que le concept de souveraineté alimentaire est l’objet d’une forte promotion de la part de l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA), qui est décrit comme « le droit des pays de décider de leurs propres politiques agricoles et agroalimentaires ».

En outre, selon Christian Lacasse, président de l’UPA, force est de reconnaître « l’échec de toutes les politiques agricoles mondialistes, et celui d’avoir cru, à tort, que la nourriture est un produit comme les autres sur le marché international ».

On veut ainsi exclure l’alimentation et l’agriculture des sempiternelles négociations à l’OMC, qui cherche toujours à imposer un accord général aux pays membres qui n’ont pas réussi à s’entendre depuis belle lurette.

La Coalition pour la souveraineté alimentaire compte déjà le groupe Chicken Farmers of Ontario (Les Producteurs de poulets de l’Ontario) comme membres. Advenant une adhésion de l’UCFO, deux regroupements ontariens feraient ainsi partie intégrante de cette organisation créée à l’automne dernier.

Une deuxième maison familiale rurale en Ontario ?

Sur un autre front, celui de la formation agricole en français en Ontario, Carole Marcoux, l’agente du développement au bureau du Nord de l’UCFO, planche sur un projet d’une deuxième maison familiale rurale (MFR), celle-là pour le Nord-Est ontarien.

Mme Marcoux croit qu’il y a plusieurs raisons de croire à la viabilité du projet. Une étude de marché aurait démontré qu’il y a le bassin de population nécessaire pour mettre en place une deuxième MFR entre North Bay et Sudbury, soutient-elle.

De plus, l’offre de cours en agriculture est très faible dans cette région et plusieurs terres se trouveraient sous-exploitées. Dans ces régions, les jeunes ont choisi plutôt des carrières dans l’industrie forestière et minière plutôt que de continuer à exploiter l’agriculture. Mais, de nos jours, avec le ralentissement de ces industries de matières premières, ces jeunes sont souvent les premiers à perdre leur emploi, explique l’agente de développement.

À son avis, un programme de formation en agriculture serait un atout pour ces jeunes qui cherchent des perspectives d’avenir. Le Collège Boréal serait aussi ouvert à offrir de la formation en production laitière.

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