Volume 33 Numéro 20 Le 17 juin 2016

Des fraises en abondance pour 2016


Par Chantal Quirion


La saison des fraises s’annonce particulièrement abondante cette année. Contrairement à l’an dernier où un gel printanier avait causé beaucoup de dégâts dans l’ensemble de la province, la météo a été plus clémente en 2016 et la récolte a commencé aux environs du 7 juin en certains endroits, dans le Centre, le Sud-Ouest et dans l’Est.

Les fruits sont non seulement abondants mais exceptionnellement savoureux: sucrés et goûteux à souhait. Déjà le 20  juin dernier, les Jardins Lamoureux dans la région de Hawkesbury avaient ouvert leurs portes pour l’auto cueillette et les commentaires des visiteurs  reflétaient leur plaisir.

Ainsi, Dame nature a collaboré.

« Il n’y a eu aucun dommage causé par le gel et la pluie cette semaine (11 juin) c’est excellent », mentionne Kevin Schooley de l’Ontario Berry Growers Association. Selon ce dernier, le principal défi des producteurs réside dans le recrutement de la main-d’œuvre.

En Ontario selon Statistiques Canada, on compte 3 000 fraisières, la plupart concentrées près des villes pour favoriser l’auto cueillette.

« On en trouve partout, là où il y a une bonne densité de population. »

En ce qui concerne les framboises, M. Schooley considère que la saison sera moyenne alors que celle des bleuets fracassera les records.

« Les plants sont chargés de fleurs. »

Dans l’Est ontarien, François Proulx de la Ferme Proulx tient des propos semblables. Il a commencé à cueillir autour de 7 juin. Normalement, la saison se situe entre le 15 juin et le 15 juillet. L’emploi de couvertures en géotextile pour abrier les plants lui permet toutefois d’accélérer l’arrivée des premiers fruits.

« Avec un couvert flottant on devance d’environ 10 jours et en combinant différentes variétés on arrive à prolonger la saison », explique M. Proulx. Il comptait offrir l’autocueillette à compter du 14 juin.

Et comment sait-il que cela sera une excellente récolte? « Tu peux le voir par la quantité de fruits sur les plants et il y en a beaucoup. »

Il mentionne que pour les bleuets la situation est « incroyable ». Les plants disparaissent pratiquement sous les baies. Il est aussi d’avis que la saison sera moyenne pour les framboises.

« On a eu un peu de dommage fait par le gel d’hiver sur les framboises. »

Comme plusieurs exploitations agricoles, la Ferme Proulx n’arrive pas à recruter suffisamment de main-d’œuvre locale et fait appel à des travailleurs étrangers. Au moins en Ontario, le service est centralisé et les délais moins longs qu’au Québec pour remplir les formalités. M. Proulx observe toutefois que les normes sont plus sévères qu’elles l’ont déjà été et qu’il y a une certaine lourdeur administrative. Néanmoins en commençant les démarches à la fin de novembre, tout son personnel est arrivé pour avril.

« Tout le monde est arrivé et bien installé. »

Il ne reste donc plus qu’à récolter.

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