Volume 29 Numéro 09 Le 14 décembre 2011

Dr Elsa Vasseur, un autre galon à l’équipe de chercheurs du Campus d’Alfred


Dr Elsa Vasseur s'est jointe à l'équipe de chercheurs au Centre de recherche en production laitière biologique au Campus d'Alfred le 21 novembre dernier.

Par Agricom
redaction@journalagricom.ca


Le Centre de recherche en production laitière biologique de l’Université de Guelph-Campus d’Alfred multipliera ses recherches axées sur les animaux et renforcera ses actions au sein de la communauté scientifique dans les prochaines années. Son équipe a accueilli parmi ses rangs une nouvelle chercheuse le 21 novembre dernier.

Elsa Vasseur s’est jointe à l’équipe en remplacement de Gaston Ragio, portant au nombre de trois l’équipe d’experts qui étudient les différentes techniques de production laitière biologique.

Elsa Vasseur arrive avec son expertise en comportement et bien-être animal, et en transfert de technologie en production laitière.

Originaire de France, Elsa a suivi un double parcours en développement rural et en comportement animal. Elle a fait son doctorat à l’Université Laval, conjointement avec Agriculture et agroalimentaire Canada, à son centre d’expertise en comportement et en bien-être des vaches laitières, en Colombie-Britanique.

Suite à ce projet, Dr Vasseur a fait un post doc de 2009-2011au laboratoire d’éthologie des Drs Jeff Rushen & Anne Marie de Passillé, au Centre de recherches agroalimentaires du Pacifique, Agriculture et Agro-alimentaire Canada (AAC), à Agassiz en Colombie-Britannique, ce qui lui confère une expertise prisée pour le Centre de recherche à Alfred.

Son projet consistait à développer un outil de conseil pour les vaches, de façon à améliorer le problème numéro un au Canada : la longévité des vaches dans les troupeaux laitiers.

Son apport au campus
D’emblée, la chercheuse, diplômée de l’Université Laval, exprime son enthousiasme à travailler à Alfred et à contribuer au développement du Centre. 

Elle se propose comme première étape d’identifier les besoins des fermes biologiques en Ontario afin de définir les priorités du Centre, de concert avec les autres membres de l’équipe à Alfred, Dr Renée Bergeron et Dr Simon Lachance. Nous vous rappelons qu’il y a 206 fermes de production laitière biologique au Canada, dont 78 en Ontario et 100 au Québec. Elle compte aussi sur l’appui d’un comité consultatif qui sera mis sur pied prochainement.

Elle prône le confort de la vache pour accroître sa période de longévité et éviter les problèmes de santé animale, dont la boiterie. Puisque près de 80% des vaches laitières canadiennes sont élevées dans des étables entravées, elle désire trouver une façon de mieux évaluer la boiterie à la stalle, ce qui est un plus gros défi que pour les stabulations libres. Elle rappelle que les producteurs ne détectent que le quart des cas de boiterie, toutes étables confondues.

Selon Madame Vasseur, tout commence par la naissance. Les conditions d’élevage des veaux sont donc l’un de ses autres chevaux de bataille. « La base, c’est un veau vigoureux », affirme-t-elle. L’amélioration de la consommation du colostrum et du lait, la douleur à l’écornage et la thermorégulation sont tous des aspects de ces animaux qui la passionnent.

Bref, développer des références pour encourager les producteurs à adopter de bonnes pratiques d’élevage fera partie du champ d’études qu’elle se donne.

Étant elle-même préoccupée par le manque de relève sur les fermes, elle a une vision assez précise des actions qui pourraient être prises par les agriculteurs. Le passage au robot de traite pour les troupeaux de plus de 70 vaches en fait partie. Cela permettrait aux jeunes agriculteurs de passer plus de temps à faire de la surveillance et diminuerait la compétition entre les animaux.

Elle souligne qu’avec l’arrivée de nouvelles technologies, on assistera à ce qu’elle qualifie de « libération de la vache ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *