Volume 33 Numéro 22 Le 12 août 2016

D’un océan à l’autre


A background of apples with a small felted world (made by me).

Par Nicholas Dessaint


ÉDITORIAL – Tandis que le Canada est à négocier plusieurs ententes de commerce à l’échelle internationale, tels le Partenariat transpacifique et l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Union européenne, par exemple,  nous voilà maintenant informés de la possibilité d’une entente de commerce interne entre les provinces et territoires canadiens. À la veille du 150e anniversaire du Canada, on aurait eu tendance à croire que des barrières entre les provinces étaient chose du passé. Il semble que le protectionnisme empêche encore plusieurs biens et services de voyager d’une province à l’autre au pays.

Lorsque les premiers ministres des provinces et des territoires se sont rencontrés à Whitehorse au Yukon à la fin juillet, un des sujets de discussion était une entente sur le commerce. Après la rencontre, on nous a annoncé qu’une entente de principe avait été conclue, mais très peu de détails ont été dévoilés. Nous devrons attendre l’année prochaine avant de mieux connaître l’impact et les détails de cette entente.

Ce que ceci représente pour l’agriculture aussi n’est pas très clair. De ce qui est attendu, la vente de vins, bières et spiritueux, qui est présentement difficile à transiger d’une province vers une autre, devrait être libéralisée. On compte aussi standardiser les normes d’étiquetage pour les produits. Un autre point de discussion portait sur l’acceptation des certifications de métiers d’une province à l’autre. Ceci permettrait une mobilité accrue des travailleurs à travers le pays.

Je trouve aberrant que 150  ans après la création de ce pays, il soit plus facile de se procurer un fromage européen ou du porc américain qu’une bouteille de vin de la Colombie-Britannique. Une entente qui permettrait et qui encouragerait les Canadiens et Canadiennes à acheter une plus grande gamme de produits de chez nous et d’utiliser des services de chez nous serait un autre bon pas dans la direction d’une stratégie nationale pour la sécurité alimentaire. Je souhaite que toutes ces démarches puissent encourager une croissance dans le secteur de la transformation alimentaire. De cette façon, nous profiterons de la mise en valeur de nos aliments et de nos produits.

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