Volume 28 Numéro 01 Le 18 août 2010

Dur, dur, les choix alimentaires au 21eme siècle

Par Joël Béland, administrateur, L'Union des cultivateurs franco-ontariens


Pour déjeuner ce matin : un café éthiopien, avec du lait plus ou moins local. Pain acheté, fait (je l’espère) de blé canadien. Beurre d’arachide produit du Canada, mais dont les arachides proviennent d’un pays anonyme. Marmalade aux zucchinis fait maison.

Il me semble que depuis dix ans, les choix alimentaires se sont multipliés de façon exponentielle. Les épiceries sont devenues des labyrinthes, qu’il faut conquérir à l’aide de dictionnaires et de calculatrices.

Les ingrédients sont incompréhensibles. Les emballages sont recouverts de mots à la mode. Les revues sont couvertes de mots clés qu’il faut chercher, ou éviter.

Est-ce que c’est local’ Bio? Santé? Sans OGM’ Équitable? Sans sucre, sans gras, sans aspartame, sans sel, mais avec antioxydants, et pas trop cher SVP?

C’est compliqué, manger. C’est encore plus compliquer de bien manger.

Et il n’y a pas que ça, il faut aussi sauver la planète en mangeant. Toutes nos petites décisions alimentaires ont des répercussions mondiales, que l’on commence à peine à comprendre.

Je passe de moins en moins souvent à l’épicerie, et je passe de plus en plus de temps dans le jardin. Ça semble être la solution idéale.

La bette à carde dans ma salade ce midi n’a rien de mal. Très locale, très bio. Pas de sucre ajouté, pas de substances laitières modifiées, pas de sirop de maïs, pas d’OGM…

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