Économie et politique

En attente du printemps pour le monde horticole


Les gens peuvent ramasser leur commande directement à plusieurs jardineries, afin d'éviter les contacts. La livraison de commande est aussi une option que plusieurs centres jardins veulent offrir.

Par Roxanne Lormand
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Bien que les activités des producteurs de serres aient été déclarées des services essentiels, les portes des pépinières, et jardineries sont fermées au grand public. La préparation pour la saison de jardinage 2020 est en train de changer.

Pour Nicolas Laporte copropriétaire de la jardinerie J.A. Laporte à Orléans, la logistique a été difficile. L’entreprise a dû s’adapter comme plusieurs ; la main-d’œuvre est assurée strictement par les membres de la famille contrairement à la normale où plusieurs employés sont embauchés afin de combler les besoins et pour servir les clients en magasin.

La jardinerie située à Orléans dans l’Est ontarien, a réussi à développer tout une boutique pour le magasinage en ligne sur son site web. « On ne s’attendait pas à faire cela, ça a pris beaucoup de temps et de longues nuits. » explique Nicolas. La logistique fut difficile, car le commerce a beaucoup de produits en stock. La production a déjà été adaptée en conséquence de ne rien manquer des principaux produits qui risquent de connaître une plus forte demande. 

« En ce moment on est actif, on vend en ligne et on voit que ça fonctionne assez bien. » soutient Nicolas. « En une semaine, nous avons eu plus de 150 commandes, » décrit Nicolas, satisfait du nombre croissant et que la demande est toujours là pour les produits.

Les gens peuvent ramasser leur commande directement à la jardinerie sans contact comme plusieurs autres commerces offrent maintenant de le faire. La livraison de commande sera aussi bientôt une option.

Pour Nadia Carrier, copropriétaire avec son conjoint de Les Serres M. Quenneville à Plantagenet, l’arrivée de cette crise ébranle également leur marché. Puisqu’ils sont producteurs, c’est un gros avantage pour eux.

 « Nous avons ajusté notre plan de production de légume dès la première fin de semaine [de la crise], » explique Nadia Carrier. « On a préparé de nouveaux semis et plus de légumes. » L’entreprise prévoit une demande croissante pour les légumes, des pots de combos légumes et fines herbes, des gros plants de tomates en pots, des agencements de laitues et beaucoup de transplants pour les jardins.

Même dans les arbres, arbustes et vivaces, les commandes ont été réajustées. « Nous avons pris moins de variétés ornementales et plus de variétés comestibles, comme des petits fruits et de la rhubarbe par exemple. » affirme Nadia.

Si la crise perdure, les gens seront plus sensibilisés à l’achat local et à produire pour eux-mêmes, c’est ce qui explique le changement de production chez Les Serres M. Quenneville. Les démarches de l’entreprise pour rejoindre le marché se poursuivent et devraient être mises en place rapidement. « Les commandes pourront se faire selon divers systèmes. On s’adapte on a pas le choix. » conclut Nadia Carrier.

 

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