Volume 33 Numéro 20 Le 17 juin 2016

Encore et toujours à la merci de Dame nature


Maurice Chauvin de Pointe-aux-Roches a craint les mauvaises conditions en début de saison.

Par Maurice Chauvin, administrateur UCFO


Ici, dans le petit village de Pointe-aux-Roches, situé dans le comté le plus au sud du Canada, nous avons aussi des défis. Encore cette année, nous sommes parmi les derniers dans la province à finir les semences de printemps. Dans le sud, on serait pourtant porté à penser que nous serions parmi les premiers.

Les semences ont commencé tard encore ce printemps avec des températures au début de mai bien en dessous de la norme saisonnière et la pluie gardait les agriculteurs hors des champs. Les températures moyennes pendant les deux premières semaines de mai ont atteint seulement les 11.6 °C. Ces températures froides n’ont pas aidé au réchauffement du sol. Au début du mois de mai, plusieurs agriculteurs évoquaient des souvenirs du cauchemar des semences de 2015, chez nous : AgriCorp avait été obligé de repousser la date finale d’ensemencement pour l’assurance-récolte au 7 juillet pour le Comté d’Essex. Certains cultivateurs avaient finalement fini de semer le 7 juillet, mais plusieurs autres avaient laissé un grand nombre d’arpents non semés.

Cette année, quelques fermiers ont planté le maïs au début de mai et plusieurs de ces récoltes ont péri avec la baisse des températures et la pluie froide. Ce n’est pas une recette favorable dans la glaise Brookstone de notre région et plusieurs de ces cultures ont dû être détruites et replantées de nouveau.

Comme les choses peuvent changer vite! Pendant la deuxième moitié du mois de mai, la température s’est réchauffée et les tracteurs et les planteurs ont commencé à rouler dans tous les champs. Avec la taille des équipements aujourd’hui, des milliers d’arpents par jours ont été plantés sans interruption et sans la moindre pluie. Par la fin mai, les  semis 2016 étaient en grande majorité plantés ou replantés avec quelques-uns à finir. Les derniers jours de plantation, la glaise dans notre coin était si dure que les planteurs « no-till » (semis direct) n’y arrivaient pas.  Il fallait briser la croûte pour être capable de planter.

Aujourd‘hui, avec seulement une pluie depuis la fin mai, nous avons besoin de beaucoup de pluie.  Le sol est sec et les récoltes ont besoin de pluie.

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