Volume 34 Numéro 03 Le 23 septembre 2016

Encore et toujours le lait diafiltré

Par Normand Brunette


ÉDITORIAL – Le sujet de l’heure, du jour, de la semaine, de l’année et qui est toujours d’actualité (peut-on le croire?) le lait diafiltré avec tout ce que cela peut impliquer.

Il s’est passé beaucoup de temps, de manifestations, de réunions et même de changement de gouvernement pour qu’en fin de compte nous en soyons au même point ou presque.

C’est difficile de comprendre pourquoi ça prend autant de temps pour régler une situation qui affecte directement tous les producteurs laitiers avec un prix à la baisse depuis plus d’un an. Notre prix a diminué de plus ou moins 10%, mais est-ce le cas à l’épicerie?

Nous savons tous que plusieurs transformateurs utilisent du lait diafiltré qui provient des États-Unis. Le problème majeur est que ce produit arrive aux douanes comme concentré protéique et qu’une fois traversé, il devient du lait diafiltré. Est-ce que nos gouvernements ont peur de nos voisins du Sud? Plus ils attendront et plus la situation sera difficile à régler. Pour réagir, on nous donne l’impression que ce problème est comme une patate chaude que personne ne veut saisir. Entre temps, tous les producteurs en paient la facture. Est-ce si complexe de régler une situation qui affecte le secteur agricole laitier partout au Canada?

Nos organismes, Dairy Farmers of Ontario (DFO), les Producteurs laitiers du Canada (PLC) et tous les autres qui nous représentent semblent faire des pieds et des mains en faisant des pressions sur le gouvernement, mais sans trop de succès. Ils cherchent d’autres alternatives pour régler ou réduire l’impact sur les producteurs.

Les transformateurs veulent faire des profits énormes et s’enrichir à tout prix sur le dos des producteurs. Ont-ils autant de pouvoir ou d’influence sur nos gouvernements pour qu’ils ne réagissent pas? Il faudrait marcher main dans la main, mais ce n’est pas le cas. Avec la crise mondiale du prix du lait les transformateurs semblent vouloir en profiter au maximum, comme Lactalis en Europe.

Est-ce seulement une situation économique de certains transformateurs ou une stratégie pour mettre fin à notre système de la gestion de l’offre? Chose certaine, nous devons en tant que producteurs laitiers, rester FORTS ET UNIS.

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