Volume 30 Numéro 03 Le 21 septembre 2012

Engouement pour le labour

Par Marc Dumont, collaborateur
redaction@journalagricom.ca


Comme partout en Ontario, le concours de labour du Témiskaming attire les foules et cette année n’a pas fait exception. En effet, plus de 500 personnes et vingt laboureurs s’étaient donné rendez-vous à la ferme d’Yves et Sylvie Sansoucy de Belle-Vallée du 7 au 9 septembre pour la compétition qui n’en est plus vraiment une. Au fil des ans, le concours de labour a pris des allures de retrouvailles pour les compétiteurs, et de foire pour les spectateurs.

Pour la vingtaine de participants, c’est davantage une occasion de bonne camaraderie. Pendant un week-end, on discute d’attelages, de texture du sol, de techniques de labourage, et d’entraînement de chevaux. Puis il y a les débats autour des races de chevaux : « le Canadien est meilleur que le Percheron » pour telle ou telle fonction, disent certains. Les conversations ont souvent l’allure d’une ligue du vieux poêle : « quelqu’un qui connaît pas trop ça va gaspiller son cheval » ou « si tu fais cela le matin sans bien réchauffer ton cheval, tu le brûles pour le reste de la journée ». Des phrases comme celles-ci fusent de partout. C’est ce qui fait le charme des petits concours de labours régionaux, selon plusieurs.

Mais, au-delà de ces anecdotes, le concours a un côté très sérieux. Il exige beaucoup de concentration : amener les chevaux à faire ce que veut le laboureur, guider la charrue et garder des pratiques sécuritaires en tout temps parce que les chevaux peuvent être nerveux.

Pour André Saintonge, laboureur et l’un des organisateurs du concours, « le secret du labour est d’aller lentement. Pour avoir un beau labour, il faut de l’uniformité et de la conformité.»

Franc succès
Le bal a été lancé par les dignitaires qui ont pris d’assaut les planches de labour. Parmi ceux-ci, il y avait le député provincial, John Vanthof et le préfet du canton de Casey, Guy Labonté.

Après se sont succédé six attelages qui devaient labourer une parcelle de 26 pieds par 100, et les tracteurs anciens, dont la parcelle mesurait 40 pieds par 200.

Bien que le temps ait été à la pluie, les organisateurs estiment que 500 personnes se sont rendues sur place au cours de la fin de semaine. Il faut dire que le concours est organisé comme une fête de village et il y en a pour toute la famille : jeux gonflables, expositions de courtepointes et d’artisanat, talents amateurs, encan silencieux, concours d’hommes forts et de femmes fortes, concours de tracteurs de pelouse, concours de la reine et visites de fermes.

Un banquet le samedi soir a réuni plus de 75 convives et pour clore le concours, un petit-déjeuner a succédé à la messe des laboureurs du dimanche matin.

Engouement
Le Concours de labour du Témiskaming est loin de s’essouffler selon les organisateurs. Il y a même un engouement. À preuve, quelques laboureurs potentiels sont venus pour la première fois examiner le déroulement du concours. Les organisateurs ont bon espoir qu’ils reviennent avec leurs chevaux l’année suivante.

Pour André Saintonge, la réputation du concours tient au fait que cela se passe de façon sérieuse et professionnelle : il y a un juge officiel, les terrains sont bien balisés et les laboureurs savent où aller. « C’est aimé de la population et c’est une activité communautaire qui a encore du souffle » confie M. Saintonge.

Résultats du concours

Charrues sulky : John Burns, Powassan, ON

Charrues à mancherons : Yoland Rocheleau, Val d’Or, QC

André Saintonge, New Liskeard, ON

Patrick Kilroy, Powassan, ON

Charrues traînantes : Winston Roberts, Toronto, ON

Valois Séguin, Noëlville, ON

Glenn Loach, Hilliarton, ON

Charrues hydrauliques : Tom Allison, Manilla, ON

Thomas Bowman, Thornloe, ON

Jean-Guy Turgeon, Amos, QC

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