Volume 32 Numéro 22 Le 7 août 2015

Éoliennes, question de culture?


Par Chantal Quirion


Alors que dans l’Est ontarien le phénomène éolien suscite l’inquiétude, les populations du sud-ouest de l’Ontario semblent s’être particulièrement bien acclimatées au phénomène.

Maurice Chauvin, agriculteur de cette région décrit la situation. « Nous autres dans le Sud-Ouest, on en a des centaines. Elles ont toutes des lumières rouges clignotantes et le soir, on voit ces petites lumières à perte de vue. Les gens qui viennent dans la région ça les frappe. »

Les éoliennes font donc partie du paysage. Pour sa part, M. Chauvin en a chez lui depuis trois ans.

« C’est un parc d’une vingtaine d’éoliennes et il y en a deux sur mon terrain. Mais vous savez, les fermes ancestrales ont toujours eu des éoliennes. »

Le bruit ou les vibrations ne semblent pas non plus être perceptibles. Il est situé à environ deux kilomètres.

« Moi je n’ai jamais rien senti et mon voisin qui habite plus proche, au coin de la terre, ne s’est jamais plaint. Parfois quand le vent s’engouffre, tu entends au loin, ça fait penser au bruit sur la plage. Si tu es proche, tu peux entendre le générateur, mais il faut vraiment que tu tendes l’oreille. Si une voiture passe, tu as de la misère à l’entendre. »

Pour deux éoliennes, il reçoit les revenus pour la location de trois acres de terres et sa pratique agricole ne s’en est pas trouvée modifiée. M. Chauvin indique qu’au début, le projet n’avait rencontré l’opposition que d’un seul résident, lequel aujourd’hui a trois éoliennes sur sa propriété et se dit l’homme le plus heureux du monde.

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