Volume 28 Numéro 20 Le 15 juin 2011

Exercice de vision


Le ministre Corbeil, 4e ministre de l’agriculture en 5 ans au Québec, a rendu publique le Livre Vert sur une politique bioalimentaire du Québec qui était attendu depuis très longtemps. En effet ce document était attendu depuis l’automne dernier et devait faire suit au rapport Pronovost qui avait été réalisé dans le cadre de la Commission sur l’avenir de l’agriculture du Québec il y a 5 ans (2006).

Après de longues, déchirantes et douloureuses consultations, le rapport St-Pierre et le rapport Pronovost, le Livre Vert intitulé «Donner le goût du Québec» est «seulement» un document d’orientation qui devra mener vers une politique bioalimentaire possiblement dans 1 an. Alors que plusieurs s’attendaient à une politique plus complète et des actions, ce document d’orientation laisse plusieurs joueurs québécois sur leur faim. Pour ceux qui attendaient les résultats des réflexions sur le modèle syndicale ou sur la réforme de la mise en marché collective, il semble bien qu’un autre douloureux mécanisme de consultations reprendra  de nouveau l’automne prochain et déchirera de nouveau les intervenants de l’agroalimentaire québécois.

 

J’en profite pour rappeler la vision de l’UCFO qui a été maintenu lors des consultations de l’hiver dernier.

«L’UCFO est reconnue à l’échelle provinciale en tant que référence francophone en développement agricole et agroalimentaire durable en Ontario, et un leader incontournable en développement rural en milieu franco-ontarien.       

Alors que celle du MAAARO que l’on peut retrouver sur le site internet du gouvernement est clairement identifiée comme étant : Un Ontario rural, une agriculture et des secteurs alimentaires florissants.

Le ministère a pour mission de «créer un Ontario sain en jouant un rôle catalyseur dans la transformation de notre agriculture, de nos secteurs alimentaires et de nos collectivités rurales ».

Le ministère envisage la mise en place d’un secteur agricole rentable et innovateur, et d’une industrie agro-alimentaire et des produits d’origine agricole qui sait saisir les occasions de répondre aux demandes du marché tout en contribuant au bon état de santé et au bien-être des Ontariens. Il aspire également à stimuler une industrie alimentaire innovatrice, durable et concurrentielle à l’échelle mondiale.

Alors que la vision du MAAARO est très générale et même un peu floue, il faut reconnaître une cohérence avec différentes actions du ministère, notamment avec les programmes de soutien à l’innovation (innovation), le programme de «Ontario Terre Nourricière» (origine des produits et rentabilité). En règle générale, les actions et les programmes du ministère sont en accord avec les résultats recherchés. Si le gouvernement ne prend pas d’action et n’a pas de programme  concernant les enjeux de la relève agricole, c’est tout simplement qu’elle ne figure pas dans ses engagements.     

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